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Charte du Pays - Partie 1
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| I - SITUATION DU PAYS D’OUCHE | ||
| I.1
- Rappel de la démarche de constitution du Pays
L’Association de Développement Rural (ADR) du Pays d’Ouche a été créée en octobre 1995 sur l’initiative des élus et des chambres consulaires, pour accompagner la mise en œuvre du programme LEADER II du Pays d’Ouche ornais. C’est dans le cadre de cette structure qu’une réflexion a été engagée par les élus sur la constitution et la reconnaissance du Pays d’Ouche Ornais conformément à la L.O.A.D.D.T. Cette démarche issue d’une ADR a été menée ailleurs dans la Région de façon identique, en particulier sur le Perche ornais, au sud du Pays d’Ouche.
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Pays en émergence, le Pays
d’Ouche a été retenu par la DATAR suite à l’appel
à projets lancé à la fin de l’année 1998. Depuis
qu’elle s’est engagée pleinement dans l’élaboration d’un
projet de territoire, l’ADR a évolué vers l’Association Pays
d’Ouche Développement avec pour nouvelle mission l’organisation
de la « démarche Pays ».
Alors que l’ancienne ADR regroupait 29 communes (23.000
habitants), le périmètre d’étude retenu a été
élargi
suite à l’adhésion à Pays d’Ouche Développement
:
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C’est donc sur la base d’un territoire
plus étendu qui regroupe actuellement 28595 habitants (source :
RGP 1999 – Population sans double compte) sur 47 communes dont 46 se répartissent
sur 4 communautés de communes, que l’association Pays d’Ouche Développement
a lancé en 1999, au sein de plusieurs commissions de travail qui
se sont constituées, la démarche d’élaboration de
sa Charte de Territoire.
Après un an d’incertitudes en 2001 quant à
son aboutissement, la démarche de reconnaissance du Pays a pu reprendre
avec l’aval de Monsieur le Préfet de Région en mars 2002
et s’est concrétisée en juillet 2002, à travers l’installation
officielle du Conseil de Développement du Pays. Celui-ci, conformément
à la loi, fédère dans une structure souple et évolutive,
l’ensemble des acteurs représentant la diversité et la réalité
du tissu socio-économique et associatif du territoire.
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| I.
2 - Le Pays d’Ouche dans le contexte régional
Pays d’Ouche historique et Pays d’Ouche Ornais Situé à l’extrémité est de la Région Basse-Normandie et couvrant une superficie de 634 km², le Pays d’Ouche ornais reprend une partie du Pays d’Ouche historique, vaste territoire qui s’étend dans l’Eure jusqu’à Conches en Ouche. Ce périmètre est aujourd’hui organisé sur trois Pays au sens de la L.O.A.D.D.T. : le Pays Risle Charentonne, qui englobe la vallée de la Risle depuis Rugles jusqu'au nord de Bernay et le Pays d’Avre et d’Iton qui s’étend entre Verneuil-sur-Avre et Nonencourt. La constitution de ces trois « Pays » et la
cohérence de leurs Chartes de Territoires respectives permet d’envisager
aujourd’hui un travail en commun sur de nombreux thèmes (voir le
troisième volet de la Charte : projet de territoire).
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Le Pays d’Ouche Ornais concentre
les principaux éléments constitutifs de l’identité
du Pays d’Ouche historique, principalement :
• au plan de la géographie et des paysages : Le plateau est situé aux limites des plaines de l’Eure et de la Beauce, où dominent forêts et espaces semi-bocagers (cependant réduits par la pression des remembrements et des grandes cultures), avec un habitat dispersé spécifique (architecture de pans de bois, murs de silex à encadrements de brique), • au plan de la géologie et de l’économie : Le sous-sol est peu fertile mais ferrugineux, ce qui, grâce à la présence des rivières de la Risle et de l’Iton, a permis le développement d’une activité ancienne et importante autour du fer (fonderies, forges, tréfileries). Depuis, la métallurgie constitue toujours le socle d’une industrie locale qui a su se diversifier et résiste bien aux difficultés de secteur. |
Le Pays d’Ouche Ornais : Un bassin
de vie, un espace cohérent et ouvert
L’Aigle, ville centre du Pays d’Ouche, est située à une soixantaine de kilomètres d’Evreux, d’Alençon, de Dreux et de Lisieux. Ces distances correspondent à des temps de parcours supérieurs à 30 minutes en voiture, seuil qui permet de délimiter les aires d’influence urbaine. L’Aigle est en outre à une centaine de kilomètres de Caen, la capitale Bas-Normande, de Rouen et du Havre, autres métropoles régionales. Ainsi, le Pays d’Ouche demeure à l’écart des zones d’influence directes des principales villes de la région. Cependant, cette situation peut s’avérer un atout en étant le gage d’une réelle autonomie administrative et économique.
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| Les liaisons extérieures
Pour les échanges en direction de l’est, les liaisons sont plutôt satisfaisantes : • la RN 26 constitue le principal axe routier desservant le Pays d’Ouche en le reliant à la Région parisienne et à l’Ile de France par une liaison de qualité acceptable, sinon réellement performante, • la liaison ferroviaire Paris-Granville dont la ligne et le matériel roulant ont été modernisés en 2000 mettent maintenant l’Aigle à 1h15 de la capitale. D’autre part, les conditions d’accès aux principales villes régionales, notamment au tripôle Caen – Rouen - Le Havre en cours de constitution, s’amélioreront considérablement dès que la future autoroute A28 (Rouen-Alençon) qui traversera le Pays au nord-ouest sera réalisée. Cette infrastructure autoroutière dont l’échéance
de réalisation est prévue à l’horizon 2005, contribuera
de façon décisive à son désenclavement en assurant
d’une part, la connexion du territoire avec le grand ouest et le sud, en
l’arrimant d’autre part, par un rapprochement avec le Pays de Risle-Charentonne,
au tripôle Caen-Rouen-Le Havre et à la vallée de la
Seine.
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A l’opposé de la future A28,
le projet de « route des cathédrales » entre Rouen
et Chartres par Evreux et Nonancourt permettra d’ouvrir le sud du Département
de l’Eure (Pays d’Avre et d’Iton) et par là même le Pays d’Ouche
Ornais vers le sud-ouest et le sud. Ce projet renforcera par ailleurs l’armature
autoroutière du territoire.
Quant au projet autoroutier au sud de Caen, entre Falaise
et Alençon (l’A88) et relié à l’A28, il nécessitera
une bonne liaison d’accès pour servir le développement du
Pays d’Ouche. Ce constat soulève la question de la modernisation
de la RN 26 entre l’Aigle et Argentan, Constituant un enjeu important
pour le Pays. Dans le cadre de l’actuel Contrat de Plan Etat-Région,
la réalisation de la déviation de l’Aigle (en cours) et la
suppression du passage à niveau de Nonant-Le-Pin sont programmées.
A terme il est prévu la mise en 2X2 voies de la R.N 26 qui sera
déviée par Gacé, pour la connecter à l’échangeur
avec la future A 28.
La desserte routière interne du territoire apparaît
aussi peu satisfaisante. En particulier, les pôles secondaires ne
sont pas reliés entre eux, toutes les voies importantes convergeant
vers l’agglomération aiglonne.
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Le Pays d’Ouche apparaît comme
un territoire cohérent, autonome et ouvert, structuré autour
d’une agglomération (L’Aigle) et de deux chefs-lieux de canton (La
Ferté-Fresnel, Moulins la Marche).
Ce territoire correspond à un véritable « territoire vécu », à un bassin de vie spécifique. Ceci se traduit par les migrations domicile-travail internes à cet espace et fortement aimantées par l’Aigle (et, dans une moindre mesure sur la Ferté-Fresnel et Moulins la Marche). La fréquentation des équipements, commerces
et services reflète également l’existence d’un bassin de
vie structuré autour de l’Aigle, qui remplit la fonction de pôle
urbain central.
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| Le
partenariat inter territorial nécessaire
voir carte Lors de la définition en 1997 des périmètres d’étude des pays, à l’initiative du Préfet de l’Orne, la règle du respect des limites départementales s’est presque partout imposée. Le Pays d’Ouche Ornais travaillera avec les territoires voisins de l’Eure que sont les Pays d’Avre et d’Iton et de Risle-Charentonne. Un rapprochement sur des thématiques communes avec les pays de l’Eure ainsi qu’avec l’ensemble des territoires qui le jouxtent, se met en place depuis l’année 2001. L’objectif du Pays est : • de rapprocher ce territoire de la taille critique nécessaire
pour traiter certains thèmes (valorisation des cours d’eau, promotion
et offre touristique, offre en matière d’accès aux soins,
offre culturelle...)
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Un territoire calqué sur
les limites intercommunales préexistantes
Le Pays d’Ouche est couvert à 97,8 % par des Communautés
de Communes, dans un Département marqué par une forte dynamique
en faveur de l’intercommunalité puisque 92,7% des communes de l’Orne
sont regroupées en CDC.
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Cette réalité de l’organisation
de l’espace local a été prise en compte dans la délimitation
du Pays d’Ouche. Son périmètre se fonde en effet sur les
limites intercommunales préexistantes plutôt que sur les circonscriptions
cantonales. Le Pays d’Ouche s’appuie ainsi aujourd’hui sur 4 Communautés
de Communes :
• La CDC du Pays de l’Aigle compte 19 004 habitants
sur 15 communes,
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| II. DIAGNOSTIC : LES DYNAMIQUES TERRITORIALES | ||
| II.1.
Analyse démographique
Le Pays d’Ouche comprend 28 595 habitants (R.G.P. de 1999) La répartition de la population par commune met en évidence :
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Une
densité très faible
Avec 28 595 habitants, sur un espace de 638 km², soit 45 habitant par km², le Pays d’Ouche a une densité un peu inférieure à celle de l’Orne (48 habitants par km²), mais très en dessous de celle de la Région Basse-Normandie (81 habitants par km²).
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Une
population qui stagne dans le Pays comme dans le département
L’évolution démographique du Pays d’Ouche sur les deux dernières décennies (1982-1990 et 1990-1999) est caractérisée par une stagnation de la population. La population du Pays s’est accrue de seulement 185 habitants ces vingt dernières années, soit une croissance annuelle moyenne de 0,03 %. La continuité avec la période précédente doit cependant être nuancée en tenant compte : • d’une part, de la situation aiglonne ; La Communauté de Communes du Pays de l’Aigle était la « locomotive » du territoire. Ainsi, ses augmentations de population permettaient de compenser les pertes enregistrées dans les trois autres communautés de communes. Mais depuis 1982, la ville de l’Aigle perd des habitants, et la Communauté de Communes en perd également depuis 1990. • d’autre part, des évolutions des trois communautés de communes rurales ; Traditionnellement, ces territoires étaient en stagnation démographique (CDC du canton de la Ferté-Fresnel), voire en repli démographique (CDC du Pays de la Marche et de la Vallée de la Risle). Sur la dernière période intercensitaire 1990 -1999, ils enregistrent tous des gains de population. |
| Une
inflexion forte des évolutions démographiques depuis 1990
La relative stabilité de la population du Pays d’Ouche entre 1982 et 1990 masquait une démographie à deux vitesses, avec : • un repli démographique net qui concernait soit des communes « importantes » à l’échelle du Pays, à commencer par l’Aigle (-494 habitants), soit des petites communes pour lesquelles on pouvait parler d’hémorragie avec des décroissances annuelles de l’ordre de 2 % (Echauffour, Heugon, Marnefer, Planches, St Evroult, St Hilaire/Risle) • en parallèle, un développement très rapide de nombre de communes de taille « moyenne » à l’échelle du Pays (200 à 800 habitants), avec des croissances comprises entre 2 et 3,5 % par an, ayant conduit sur la période 1982-1990 à des augmentations de plus de 15 % de la population de quelques communes (Bocquencé, La Chapelle-Viel, St Martin d’Ecublei, St Ouen/Iton, St Sulpice/Risle, St Symphorien des Bruyères) et de plus de 30 % pour St Nicolas de Sommaire. |
Ces deux dynamiques se retrouvaient au plan spatial,
avec globalement un secteur ouest du Pays d’Ouche en voie de dépopulation
et un secteur est en développement.
Les résultats du recensement 1999 mettent en évidence des évolutions sensibles par rapport à ces éléments, et notamment : • la nette atténuation de la différence est-ouest qui prévalait jusque là. • une croissance démographique faible sur les communautés de communes (la plus importante est enregistrée sur celle de la Ferté-Fresnel avec 5.6 points entre 1990 et 1999) et négative sur celle de l’Aigle qui est pénalisée par la perte de population de la commune centre.
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Un
vieillissement de la population très accentué dans certaines
communes
Comme la plupart des départements français, l’Orne a connu entre 1982 et 1999 une diminution régulière de la population des moins de 20 ans (31 % à 24,58 %) et un accroissement de la part des plus de 60 ans (19 % à 25 %). Au sein du département, le Pays d’Ouche connaît la même tendance au vieillissement. Cependant, la part des moins de 20 ans est légèrement plus élevée que la moyenne départementale tandis que celle des plus de 60 ans est identique à celle du département. En outre, des écarts sensibles sont à souligner au sein du territoire : Seule la Communauté de Communes du Pays de l’Aigle a une population plus jeune que celle du Pays d’Ouche et du département (25,7 % de moins de 20 ans, 23,3 % de plus de 60 ans). A l’inverse, la population de la CDC de la Vallée de la Risle est en moyenne plus âgée, 21,1 % a moins de 20 ans, près de 35 % (34,7 %) a plus de 60 ans.
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| Un
apport important de population extérieure depuis 1982
Frontalier à la Haute-Normandie et proche de la Région Parisienne, le Pays d’Ouche est un territoire ouvert. Cela se traduit entre autre, par un apport substantiel de population venue de l’extérieur du territoire. Si le solde migratoire est négatif sur le Pays
en 1999, cela est dû à la Communauté de Communes du
Pays de l’Aigle, notamment la ville centre qui n’attire pas de population
nouvelle. En revanche, partout ailleurs, le solde migratoire est positif.
La Communauté de Communes du Pays de la Marche et surtout celle
de la Vallée de la Risle ont une croissance démographique
positive grâce à leur solde migratoire.
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D’une manière générale, entre 1982 et 1990, 3 684 personnes extérieures à la Basse-Normandie sont venues s’installer sur le Pays d’Ouche et 4 154 entre 1990 et 1999, soit 13% de plus que sur la période intercensitaire précédente. Désormais, plus de 14,5 % de la population qui réside dans le Pays n’est pas originaire de la Région. | Par rapport à la période intercensitaire précédente, ce sont les trois communautés de communes rurales (Le canton de la Ferté-Fresnel, le Pays de la Marche et la Vallée de la Risle), c’est à dire essentiellement, toute la partie nord, ouest et sud du Pays qui ont profité entre 1990 et 1999, de l’apport de population extérieure à la Région. |
| II.
2. L’habitat
Le Pays d’Ouche comptait, en 1990, 13430 logements contre 14599 en 1999, soit 1169 de plus qu’en 1990. Ils se répartissent à plus de 61 % sur la CDC du Pays de l’Aigle, 16 % sur celle du canton de la Ferté-Fresnel, 11 % sur la CDC du Pays de la Marche, et 11 % sur celle de la Vallée de la Risle. Ce parc est constitué à plus de 80 % de résidences principales, avec cependant des écarts nets. En effet, alors que la part des résidences secondaires s’élève à plus de 12,5 % en moyenne dans le Pays (13 % dans le département de l’Orne), elle atteint sur toutes les CDC du territoire, exceptée sur celle de l’Aigle où elle ne constitue seulement que 5 % du Parc total, plus de 20% du nombre de logements (plus de 26 % sur la CDC du Pays de la Marche). Par ailleurs, le taux de vacance du parc de logements apparaît globalement faible (6,10 % en 1999) et identique d’une CDC à l’autre. |
Un parc locatif
minoritaire et très concentré
En 1999, 58 % des ménages
du Pays d’Ouche étaient propriétaires de leur logement. Sur
l’ensemble des communautés de communes rurales, ce taux atteint
ou dépasse les 65 %. A l’inverse, on relève une spécialisation
résidentielle locative très marquée sur la ville de
l’Aigle (qui regroupe plus du quart du nombre de logements du pays
et dont 62 % du parc est en locatif). Cette spécialisation peut
expliquer en partie la perte d’attractivité de cette ville dans
un contexte où l’accession à la propriété reste
le moteur essentiel de développement des communes.
A noter également le nombre important de communes rurales avec des statuts d’occupation gratuits : taux supérieur à 10 % du nombre de résidences principales à Bocquencé, Le Mesnil-Bérard, St Aquilin de Corbion, St Nicolas des Laitiers, Planches. |
Un parc
de logements majoritairement ancien
Le rythme peu soutenu du nombre de constructions récentes, 1 071 logements construits entre 1982 et 1989, encore ralenti entre 1990 et 1999 (815 logements neufs), souligne l’ancienneté du parc immobilier du Pays. En effet, pour plus de la moitié d’entre eux, les logements ont été construits avant 1948 (38 % sur la France). Ce taux est cependant très inégal selon les secteurs : • Il est avec 41 % sur la CDC du Pays de l’Aigle,
inférieur à la moyenne enregistrée sur le Pays,
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| II.
3. Les services à la population, les équipements et la vie
locale
L’Aigle, de par sa fonction de pôle urbain, est attractive en ce qui concerne les services de santé. Les équipements de santé de l’Aigle rayonnent sur l’ensemble du territoire et en partie sur le secteur de Rugles. Le nombre de pharmaciens et médecins est resté stable durant les dix dernières années. On note une légère hausse dans la périphérie de l’Aigle. Aucune disparition de cabinet médical ou de pharmacie n’est à déplorer sur l’ensemble du territoire. Ceci constitue un élément positif pour le Pays. |
En ce qui concerne les services et équipements aux personnes âgées, l’Aigle joue de même son rôle de pôle urbain grâce à une concentration des principaux équipements nécessaires : centre de soins de jour, foyer restaurant et maison de retraite. Quatre autres maisons de retraite sont présentes sur le Pays. La quasi totalité des communes du Pays dispose d’un service d’aide ménagère à domicile pour les personnes âgées. | Par contre, d’autres services sont insuffisamment présents comme les services de portage de repas à domicile (existants uniquement sur l’agglomération aiglonne et depuis peu sur la CDC du Pays de la Marche), la surveillance médicale et le soutien psychologique, l’accompagnement vers des animations culturelles... Une réflexion plus avancée est nécessaire sur ces thématiques. La nouvelle association « Action Gérontologique du Pays d’Ouche » mènera un travail en ce sens. Le vieillissement de la population va s’accentuer dans les prochaines années, ce qui nécessitera la réalisation de nouveaux investissements et l’arrivée de nouveaux professionnels sur le territoire. |
| L’Hôpital
de l’Aigle est un pôle d'emploi et
de services majeur pour le pays d'Ouche, qui comprend :
. Un service d'urgence et un SMUR . Un plateau technique (imagerie médicale, bloc opératoire, stérilisation centrale, pharmarcie) .De nombreux services : - La chirurgie (chirurgie générale et digestive, chirurgie orthopédique, traumatologique et de la main, ORL, Ophtalmologie, urologie) - L'Anesthésie - réanimation, kinésithérapie, le service social, -La médecine (médecine générale et rhumatologie, gastro-entérologie, médecine à orientation cardiologie, pneumologie), -La gynécologie-obstétrique et la pédiatrie . Un secteur de psychiatrie . Des soins de suite et de réadaptation . Une équipe mobile de soins palliatifs . Une unité mobile de traitement de la douleur . Une unité d'Art-thérapie . Un institut de formation en soins infirmiers Une communauté d’établissements réunit les établissements du secteur n°7 (Centres Hospitaliers d’Alençon, de l’Aigle, d’Argentan, de Bellême, Mortagne et Sées), à travers le développement des coopérations et des complémentarités entre ses membres sous la forme de réseaux de soins thématiques. Le personnel de l'hopital travaille également dans les structures sd'accueil de personnes âgées dépendantes représentant 190 lits répartis sur trois sites de l'hopital, une autre en centre ville de l'Aigle, une à Mouulins la Marche. Quelques chiffres :
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La petite enfance
Les capacités d’accueil et
de gardes d’enfants constituent une faiblesse identifiée sur le
territoire. Seule l’Aigle propose une crèche collective et une halte
garderie. 16 garderies périscolaires sont réparties sur le
territoire.
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Les
équipements de base
Malgré le caractère rural et la faible densité du Pays, le niveau d’équipement comme leur éloignement (mesuré par la distance moyenne à 49 équipements de base définis par l’INSEE) apparaît globalement satisfaisant. Pour les habitants extérieurs au pôle urbain
de l’Aigle, les principaux éléments d’attraction de la ville
sont la présence d’un Lycée d’enseignement professionnel,
d’un lycée d’enseignement général, de deux collèges
publics, d’un collège privé, d’un laboratoire d’analyses
médicales, d’une salle de cinéma, de magasins de chaussure
et d’un établissement de santé. Viennent ensuite les magasins
de vêtements, supermarchés, centre culturel...
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| L’offre
culturelle et sportive
Les équipements et prestations
culturels sont présents dans le Pays d’Ouche (Saison culturelle
de qualité à l’Aigle, programmes de concerts avec l’Office
Départemental de la Culture dans de nombreuses communes) mais l’ensemble
présente des faiblesses : Equipements insuffisants (pas de grande
salle de spectacles ni de salle de concert de qualité), faible diffusion
culturelle vers les cantons ruraux. Une coordination des programmes et
des actions culturelles dans le Pays fait actuellement défaut.
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Dans le domaine de la lecture, huit bibliothèques fixes sont réparties sur le Pays (3 Bibliothèques municipales, 3 bibliothèques relais, 1 bibliothèque intercommunale et 1 point lecture) et le reste du territoire est parfois desservi par des bibliothèques mobiles. Le projet de mise en réseau des bibliothèques autour du pôle de l’Aigle constitue une réponse à l’éloignement du service mais aussi à l’amélioration du service par une mise à disposition plus riche et plus facile. Le projet de médiathèque à l’Aigle permettra d’offrir un service culturel adapté à l’échelle du territoire car la bibliothèque actuelle ne répond pas aux besoins de la ville elle-même. | L’offre de loisirs aux jeunes ne
semble pas répondre à leurs attentes. Il s’agit de proposer
un éventail plus large d’activités et de manifestations (concerts,
espaces numériques, vidéothèque...) qui puisse contribuer
à l’attractivité du territoire mais surtout à satisfaire
les exigences de la population jeune. Les activités sportives sont
développées et dynamisées par un tissu associatif
qui s’est renforcé depuis les dernières années. Les
infrastructures sportives restent concentrées à l’Aigle,
Rai, Aube avec une exception pour la Ferté-Fresnel qui a ouvert
récemment un complexe sportif et culturel de qualité.
La construction d’un complexe nautique à l’Aigle
a permis de renforcer l’attractivité de la ville auprès d’un
large public (jeunes, sportifs, familles, clubs d’entreprises...)
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| Le transport
Une nette majorité des communes
se trouve à moins de cinq kilomètres en moyenne des équipements
de base. Et seules quelques-unes, situées au nord-est et au sud
se trouvent à plus de 7 km. Pour autant, le service de transport
collectif rural (desserte insuffisante, absence de maillage etc…), constitue
un véritable handicap souligné par tous les acteurs locaux.
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Le manque de facilités de
transport ne favorise pas l’accès à l’offre culturelle concentrée
sur l’Aigle. L’organisation des transports liés aux activités
sportives n’est pas optimale non plus. Une réflexion sur une coordination
inter-club en vue d’une meilleure organisation permettrait de réduire
ce point faible.
Plus généralement, le transport en milieu rural est problématique pour les jeunes et les personnes âgées, dimension propre à la notion de ville-campagne. Le choix d’un mode de fonctionnement d’un réseau de transport devra permettre d’améliorer l’accès aux services tout en ne favorisant pas un accroissement de consommation à l’Aigle au détriment des commerces de proximité dans les bourgs ruraux.
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Le Pays est desservi par des lignes
régulières partant de l’Aigle et rejoignant : Vimoutiers,
Gacé (par Ste Gauburge), Moulins-la-Marche, Alençon et Mortagne.
En ce qui concerne le transport scolaire, celui-ci correspond
aux besoins du Pays avec le principe récemment acquis d’ouverture
de ces lignes à un public plus large.
La qualité médiocre de la couverture du réseau téléphone cellulaire doit enfin être signalée : En effet, plusieurs zones sont encore peu ou pas couvertes par les opérateurs sur le territoire. L’Internet à haut débit à travers
l’ADSL est accessible sur l’agglomération aiglonne depuis le courant
de l’année 2002.
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| La formation
Le Lycée d’Enseignement Professionnel de l’Aigle prépare les jeunes (BEP-BAC PRO) aux métiers de l’électronique, de l’industrie chimique, des bio industries et du traitement des eaux, aux métiers du bois et métiers d’art (ébéniste, sculpteur, marqueteur), au métal, aluminium, verre et métiers de synthèse, aux filières économiques et sociales, littéraires et scientifiques (BAC ES, S, L), aux métiers de la production mécanique informatisée (productique) ainsi que les BEP maintenance des systèmes mécaniques et automatisés, comptabilité et secrétariat, métiers de la mode.
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La part des sans diplôme parmi
la population de 15 ans et plus en 1999 était de 18% pour le Pays
d’Ouche, contre 26,3% pour l’Orne.
La formation est une des préoccupations des acteurs locaux et des entreprises du Pays d’Ouche, comme dans le reste de la France. La formation est considérée comme une aide à l’insertion. L’activité métallurgique dominante dans le Pays doit faire face à des difficultés de recrutement de personnel qualifié. A l’Aigle, l’A.D.F.I. dispose de locaux permanents à l’Aigle pour former des usineurs sur des machines traditionnelles. Les organisateurs (ADFI, GRETA, INFREP, agences intérimaires...)
et les prescripteurs de formations (Mission Locale, ANPE...) rencontrent
des difficultés à organiser des formations continues du fait
notamment du manque de locaux appropriés.
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chzarte1 |
| II.4.
L’économie du Pays d’Ouche
L’emploi salarié: La pôlarisation de l’Aigle L’Aigle est le véritable pôle économique du Pays : La ville concentre 52,5% des emplois du Pays. Entre 1990 et 1999, l’essentiel des gains d’emplois sur la CDC de l’Aigle est du à la ville de l’Aigle elle-même qui en a gagné 224. Cependant, durant cette même période, le Pays a perdu 412 emplois au total. La situation est là aussi variable selon les communes : Ainsi les communautés de communes rurales (celles du canton de la Ferté-Fresnel, du Pays de la Marche et de la Vallée de la Risle) ont globalement perdu des emplois entre 1990 et 1999. Mais dans le même temps, la Commune de la Ferté-Fresnel en a gagné 158 et ce principalement dans le secteur industriel (installation de La Nomel). voir graphes comparaison par CDC voir graphes comparaison BN ORNE Pays d'Ouche
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On recense en 1999, sur les 10.000
emplois du Pays :
Près de 1.000 emplois dans l’agriculture
Forte dominante des migrations domicile-travail internes au Pays Sur l’ensemble des actifs résidant
sur le Pays d’Ouche en 1999, la grande majorité des actifs (8111)
exerce un emploi à l’intérieur du territoire et est considérée
comme une majorité d’actifs stables parmi lesquels, presque la moitié
travaillent dans leur commune de résidence.
Quant aux flux externes, ils s’effectuent à la défaveur du Pays. En effet, le nombre de sorties du territoire est supérieur au nombre d’entrées. Plus de 2 500 personnes travaillent à l’extérieur du Pays d’Ouche, parmi lesquels Plus de 1 600 exercent leur emploi dans une autre région. A contrario, la plupart des actifs travaillant dans le Pays et provenant de l’extérieur, est originaire de l’Orne (938). 939 actifs viennent d’un autre département mais aucun n’est originaire d’une autre région. voir carte des déplacements domicile travail
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Un niveau de chômage
stable depuis 1990 mais contrasté
Le taux de chômage dans le Pays d’Ouche Ornais était de 12 % de la population active en 1999, supérieur de près de 3 points à la moyenne départementale. Cependant, le taux de chômage du Pays d’Ouche est resté stable depuis 1990. Si le niveau de chômage sur la Communauté de Communes du Pays de l’Aigle est identique à celui enregistré sur le Pays en 1999, sur les CDC du canton de la Ferté-Fresnel et du Pays de la Marche, il est supérieur et en progression depuis 1990. En revanche, le taux de chômage de la CDC de la Vallée de la Risle est inférieur à la moyenne du Pays et en baisse depuis 1990. Qui plus est, d’une commune à l’autre, les contrastes
sont saisissants. Certaines communes subissent un chômage important
: La plus importante, l’Aigle qui est le pôle économique du
Pays a un taux de chômage de 16 %. Certaines communes rurales du
territoire connaissent même des taux de chômage supérieurs
à 20 % de la population active. C’est le cas de Bocquencé,
La Gonfrière, Planches, St Aquilin de Corbion, St Evroult-Notre-Dame-du-Bois,
St Hilaire/Risle, St Pierre-des-Loges.
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| La
situation économique des ménages
Le revenu net imposable par foyer fiscal sur le Pays d’Ouche était de 126 653,83 francs en 1996, en augmentation de plus de 10 000 francs par rapport à 1990. C’est sur la Communauté de Communes du Pays de l’Aigle que les revenus semblent les plus élevés en 1996 (Près de 131 000 francs de revenus annuels net imposables en moyenne). A l’inverse, la CDC de la Vallée de la Risle qui concentrait les revenus les plus importants en 1990, s’est appauvrie en 9 ans, et est devenue celle où les revenus sont en moyenne les plus faibles.
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Par ailleurs, si entre 1990 et 1999, les écarts de revenus ne se sont pas creusés, le nombre de foyers non imposés a lui, légèrement augmenté en moyenne sur le territoire, excepté sur la CDC de la Vallée de la Risle où il a fortement diminué durant cette période. | Des évolutions contrastées
selon les secteurs d’activité
Baisse des emplois dans l’industrie mais renforcement du pôle métallurgique… Le tissu économique du Pays d’Ouche est encore fortement spécialisé dans l’industrie qui occupe 25 % des actifs ayant un emploi, taux équivalent à celui du département mais supérieur de 4,5 points à celui de la Région et de 6,5 points à celui de la France. Néanmoins, ici comme partout ailleurs, l’emploi dans le secteur industriel est à la baisse, de 4 points sur le territoire depuis 1990. Il est intéressant de constater que c’est sur la Communauté de Communes du Pays de l’Aigle, principal pôle économique du Pays d’Ouche, que la proportion d’actifs dans l’industrie a baissé alors même qu’il a dans le même temps, augmenté sur les autres CDC, excepté sur celle de la Vallée de la Risle où la diminution est très sensible. Sur la CDC du canton de la Ferté Fresnel, 34 % de la population active ayant un emploi exercent dans le secteur industriel.
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| Le pôle métallurgiqueest dynamique sur le territoire. Avec 14 des 29 établissements industriels de plus de 10 salariés, il compose l’essentiel du tissu industriel, conformément à la tradition ancienne du Pays. Il emploie au total en 2002, selon la C.C.I. d’Alençon, plus de 1 300 salariés répartis sur 10 unités de moins de 99 salariés, 4 sites de plus 100 salariés dont 2 en ont plus de 200. Etiré principalement le long de la Vallée de la Risle, entre St Sulpice/Risle et Ste Gauburge-Ste Colombe, le pôle métallurgique s’affranchit progressivement de sa localisation historique (installation de La Nomel à la Ferté-Fresnel). | Préfigurant ce rapprochement,
les deux C.C.I. d’Alençon et de l’Eure ont analysé en commun
en 2001, le pôle métallurgique qui emploie au total 3300 salariés
sur le Pays d’Ouche, le Pays d’Avre et d’Iton ainsi que sur Rugles et ont
édité un annuaire des savoir-faire et des compétences
des entreprises.
Des actions de promotion et de développement
sont par ailleurs envisagées dans le cadre d’un S.P.L. (Système
Productif Local).
|
Les industries du textile et du
cuir qui étaient aussi développées sur le territoire,
notamment dans les faubourgs de l’Aigle, sont actuellement sur le déclin,
employant moins de 70 salariés au total selon la C.C.I. d’Alençon,
répartis sur deux établissements.
Le secteur agro-alimentaire est lui presque absent du
Pays contrairement à ce qu’il représente en Normandie, avec
une seule entreprise de commerce et d’abattage d’animaux (SOPROVIA) à
Echauffour qui n’emploie que 6 salariés. Toutefois, en appui à
l’économie de l’élevage local, il faut noter l’importance
d’I.M.V. à l’Aigle (Instrument de Médecine Vétérinaire),
rayonnant sur toute la France et au-delà et qui emploie près
de 200 salariés.
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| Progression du secteur de la construction ...
Durant la période 1990-1999,
le BTP (bâtiment travaux publics), qui correspond au secteur de la
construction a gagné plus d’un point de main d’œuvre. En 1999,
il représente 7,05 % des actifs ayant un emploi. Ce taux est
supérieur de plus d’1/2 point à celui du département
et de la Basse-Normandie et de près d’un point à celui de
la France. Avec 213 salariés en 2002, il est le deuxième
employeur du Pays après la métallurgie. Les 27 entreprises
sont principalement artisanales, 16 d’entre elles ont moins de 10 salariés
et elles sont bien réparties sur l’ensemble du territoire, contribuant
ainsi à vitaliser les bourgs ruraux..
|
… et développement du secteur
tertiaire
Le secteur tertiaire (commerce et
services) est quant à lui, sur le Pays comme partout ailleurs, en
plein développement. Le taux d’activité dans ce secteur a
augmenté de près de 5 points entre 1990 et 1999, même
si en 1999, ce taux est inférieur à celui enregistré
dans le département et dans la Région et qu’il est largement
en deçà de la moyenne nationale.
|
Sur la Communauté de Communes du Pays de l’Aigle, le tertiaire, qui occupe plus de 62 % des actifs ayant un emploi (plus de 68 % sur la ville de l’Aigle), contribue bien à diversifier l’économie locale en assurant parallèlement le rayonnement de ce pôle économique sur tout le territoire du Pays d’Ouche. L’Aigle est ainsi en mesure de fournir l’essentiel des services dont ont besoin les entreprises et la population du Pays, disposant entre autre, d’un appareil complet de formation du primaire au supérieur (trois collèges dont deux publics, un lycée public polyvalent accueillant plus de 1500 élèves) et d’un système performant de santé avec un hôpital public qui à lui seul est le principal employeur du Pays d’Ouche avec plus de 500 salariés et dont le rayonnement dépasse largement les frontières du territoire. En outre et complétant sa gamme commerciale variée et achalandée, l’agglomération Aiglonne détient les deux grandes surfaces employant au total plus de 220 personnes et situées toutes deux au cœur de zones commerciales étendues. |
| Au regard des données 1999
de l’I.N.S.E.E., en dehors de l’Aigle qui constitue bien le pôle
tertiaire à l’échelle du Pays, et de Moulins-la-Marche qui
avec près de 70 % de la population active ayant un emploi travaillant
dans le secteur tertiaire semble être le pôle tertiaire à
l’échelle de la Communauté de Communes du Pays de la Marche,
le secteur tertiaire sur le reste du territoire n’est pas prépondérant.
A la Ferté-Fresnel, pourtant chef-lieu de canton, il représente
à peine plus de 20 % de la population active ayant un emploi.
Pourtant, selon l’inventaire communal réalisé
par l’I.N.S.E.E., le territoire est encore bien maillé en commerces
de base, implantés certes dans les bourgs principaux mais aussi
dans bon nombre de petites communes rurales (Villers en Ouche, Glos-la-Ferrière,
Echauffour, les Aspres).
|
Plus généralement, un certain nombre de services ont profité du développement du secteur tertiaire depuis ces dernières années. C’est le cas du transport qui compte 13 entreprises en 2002 et qui emploie selon la C.C.I. d’Alençon, 291 personnes au total. Si la plupart des établissements sont situés à l’Aigle ou aux alentours, certaines entreprises n’hésitent pas à s’installer dans des communes rurales (Echauffour, Heugon, Moulins-La-Marche, Ste Gauburge-Ste Colombe). | Une création
d’activités plus favorable au commerce et aux services
Selon les données de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alençon (1996-97-98), 65 nouvelles entreprises s’implantent chaque année au Pays d’Ouche et une trentaine sont reprises. Ces chiffres correspondent à peu près à 10 % du parc des entreprises de ce territoire. Par grands secteurs, on observe des écarts importants :
• 30 % des créations concernent le commerce de gros ou de détails,
Cette faible performance du Pays d’Ouche relative aux
créations d’entreprise dans le domaine industriel est d’autant plus
surprenante que le tissu des PMI apparaît dynamique, par exemple
par leur investissement dans les processus de qualité et de certification.
|
| Dépendance
à l’égard de l’extérieur
On connaît le problème
de la fragilité du nombre d’établissements implantés
sur des espaces éloignés des centres de décision et
où ne sont représentées que les fonctions de production,
de logistique ou de commercialisation.
|
Dans le cas du Pays d’Ouche, ce risque de délocalisation est particulièrement important. En effet, près du tiers des effectifs, tous secteurs confondus, travaille dans une entreprise dont le siège social est situé à l’extérieur du Pays. | Concernant l’industrie, cet indicateur de dépendance est particulièrement élevé, 930 emplois étant dans ce cas sur 2 440 – soit près de 40 %. |
| II.
5. L’Agriculture du Pays d’Ouche en pleine mutation et modernisée
Une baisse importante du nombre d’exploitants Depuis 1979, dans le Pays d’Ouche comme partout ailleurs, l’agriculture a subi de profondes mutations qui s’est d’abord traduit par une diminution sensible du nombre d’exploitations. Dans le Pays d’Ouche, le nombre d’exploitations a presque diminué de moitié en 20 ans, de 1 362 en 1979 à 733 en 2000 (selon le R.G.A.2000). Moins de la moitié de ces dernières (362 au total) sont considérées comme étant des exploitations professionnelles, c’est à dire, selon la définition officielle, « quand le travail qui y est fourni est équivalent à celui d’au moins une personne occupée à ¾ de temps pendant une année (0,75 UTA) et leur dimension économique représentant approximativement 12 ha équivalent-blé » |
Cette diminution importante, touche
toutes les classes d’âge et s’accompagne d’un vieillissement de la
population agricole. La démographie des agriculteurs présente
en effet deux caractéristiques principales :
• une catégorie d’agriculteurs d’âge moyen (30 à 55 ans) qui constitue la moitié de l’effectif en 2000 (plus de 52% dans le département), • un nombre de jeunes agriculteurs insuffisant (11 % des
exploitants), légèrement inférieur à la moyenne
départementale. A contrario, la proportion d’agriculteurs de plus
de 60 ans (plus 27 %), plus importante dans le Pays que dans l’Orne.
Le renouvellement des chefs d’exploitations n’est pas assuré aujourd’hui, avec (entre 1995 et 1998) une installation dans le Pays d’Ouche pour trois départs. Les installations sont notamment peu nombreuses dans le sud-ouest du pays.
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54 jeunes agriculteurs ont pu s’installer avec des aides
entre 1993 et 1998, dont 28 individuellement (sur une surface moyenne de
72 ha).
Parmi ces 28 jeunes, 17 ont succédé à leurs parents et 7 à un tiers. 17 jeunes se sont installés en GAEC, dont 10 ont repris des terres à un exploitant extérieur à la famille. Par ailleurs, les autres caractéristiques importantes de ces jeunes sont : • leur niveau de diplôme, 46 % ont le niveau BPA
(ce qui est inférieur à la moyenne départementale)
et 13 % ont le niveau du BTS.
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| Une
tendance à l’agrandissement des exploitations.
La S.A.U. (surface agricole utile) totale sur l’ensemble du Pays d’Ouche a diminué en 20 ans comme d’ailleurs dans le département. Elle était d’un peu plus de 42 000 ha en 1979 (455 000 ha dans l’Orne), d’un peu plus de 45 000 ha en 1988 (441 000 ha dans l’Orne) et de 38 000 ha en 2000 (412 000 ha dans l’Orne). La diminution de la S.A.U. qui s’est accompagnée dans le même temps de la réduction du nombre des exploitations, a engendré ici comme ailleurs, un agrandissement de celles qui se sont maintenues. En 1979, la S.A.U. moyenne des exploitations du Pays était de 31 ha, de 35 ha en 1988 et de plus de 52 ha en 2000 (49 ha dans l’Orne).
|
Une
part importante des terres exploitées par des agriculteurs extérieurs
au département.
Une étude intéressante réalisée sur l’ensemble du département de l’Orne par les services de la D.D.A.F. (Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt) en 1999, a dénombré un nombre important d’agriculteurs extérieurs au département (745 au total en 1998), qui exploitent des terres dans l’Orne. Ils représentent une part non négligeable de la production. Sur la totalité des terres exploitées dans le département par des agriculteurs extérieurs (soit 16 920 ha en 1998), 4 650 ha le sont par des agriculteurs originaires de l’Eure qui sont de loin, les premiers à venir dans le département, notamment, sur la presque totalité du Pays d’Ouche. Certains d’entre eux n’hésitent pas à exploiter des terres situées à plus de 50 km de leur siège d’exploitation. Cette étude montre également que 28 % de la S.A.U. ainsi recensée est en jachère et que la plupart des communes de l’Orne dans lesquelles plus de 20 % de la S.A.U est exploitée par des agriculteurs extérieurs, sont situées dans l’est du département. |
Une agriculture
dominée par des productions de masse.
L’agrandissement des exploitations
s’est également traduit entre 1979 et 2000, par une mutation de
l’espace et des paysages agricoles du Pays d’Ouche. Alors que les surfaces
toujours en herbe (S.T.H) couvraient plus de 28 000 ha en 1979 et représentaient
plus des ¾ de la S.A.U., 20 ans plus tard, elles s’étendaient
sur à peine plus de la moitié de celle-ci. A l’inverse, dans
le même temps, le Pays d’Ouche a connu une forte progression des
cultures qui s’est opérée par l’extrémité est
du territoire, c’est à dire, depuis la limite avec l’Eure et ses
grandes plaines céréalières. En 1979, à peine
plus de 10 000 ha étaient en culture qui en 2000, représentaient
près de 40 % de la S.A.U..
|
| Ainsi, d’un système essentiellement herbager et presque exclusivement voué à la production laitière en 1979, le Pays d’Ouche s’est converti à un système qui est encore majoritairement d’élevage bovin mais qui, d’une part n’est plus destiné seulement à la production de lait mais aussi à la production de viande et qui d’autre part, s’appuie sur la mise en cultures pour compléter l’alimentation des animaux. Ces efforts de modernisation et d’adaptation pour une meilleure productivité agricole entrepris par les agriculteurs du Pays, les soumet du même coup aux aléas du marché, dépendant lui même des contraintes internationales et des exigences de plus en plus fortes des consommateurs en matière de sécurité sanitaire et alimentaire. | Un
important pôle vétérinaire et d’insémination
artificielle
Si le Pays d’Ouche n’à pas d’industrie agroalimentaire, il dispose de deux outils à fort rayonnement en matière de médecine vétérinaire et d’insémination artificielle : • IMV (Instrument de Médecine Vétérinaire).
Cette entreprise implantée à l’Aigle conçoit, développe
et fabrique des matériels destinés à l’insémination
artificielle et au transfert embryonnaire. Elle emploie 199 personnes et
réalise 70 % de son chiffre d’affaire à l’export, compte
4 filiales dans le monde et un réseau étendu d’agents.
|
• Le centre d’insémination artificielle de l’Aigle. Cette entreprise au service des éleveurs bovins, a 5 600 adhérents dans l’Orne et les départements limitrophes. Son activité couvre les inséminations, l’achat de la vente d’animaux reproducteurs et l’implantation embryonnaire. Elle emploie 94 salariés, dont 65 inséminateurs, 8 salariés à la taurellerie et un laboratoire de production dosses. |
| II.
6. Le tourisme :
Un secteur économique insuffisamment développé A l’écart des grands bassins récepteurs de la Normandie, le Pays d’Ouche Ornais n’a ni une tradition ni une vocation touristique affirmées. Il ne possède pas de pôle touristique majeur. Il vise a accueillir un tourisme de passage ou de court séjour. Les résidences secondaires sont nombreuses sur
le territoire (1 841 au total en 1999, soit 12,6 % du parc de logements,
taux presque équivalent à celui de l’Orne).
|
Cependant, le Pays manque
d’infrastructures d’accueil et d’hébergement
:
• Les chambres d’hôtes se sont relativement bien
développées. On recense 24 chambres totalisant 60 lits, contre
228 chambres dans l’Orne.
Les taux de remplissage des différents hébergements correspondent aux taux moyens réalisés dans le Département. |
Pourtant, le Pays d’Ouche ne manque
pas d’atouts
pour un tourisme de courts-séjours :
• Situé sur l’axe Paris-Granville, il est un des territoires ruraux préservés proches de Paris (1h15 en train de Montparnasse) et des grandes agglomérations régionales telles que Rouen. • Il bénéficie d’un patrimoine rural de qualité (églises et manoirs) et industriel évocateur de la tradition métallurgique encore dynamique dont certains sites en activité sont classés MH ou inscrits à l’Inventaire Supplémentaire (Usine Bohin à St Sulpice/Risle) ou sont transformés en lieux de visite retraçant le passé industriel (Musée de la Grosse Forge d’Aube). • Il dispose également d’un patrimoine culturel relatif notamment à la présence de la Comtesse de Ségur au XIXème siècle dont la collection mériterait d’être revalorisée, à celle de Jean GABIN à Moulins-la-Marche (hippodrome et Maison Perce Neige) ou encore à l’histoire de la Normandie à travers l’ancienne Abbaye de Saint Evroult Notre Dame du Bois. Les taux de fréquentation des Musées sont relativement faibles, avec 3.586 visiteurs au Musée de la Comtesse de Ségur, chiffre pratiquement atteint par le Musée de la Grosse Forge d’Aube et 2.462 visiteurs au Musée Juin 44 à l’Aigle (chiffres 2001). Les Caves de Normandie et le Centre d’Insémination Artificielle de L’Aigle offrent des visites complémentaires aux Musées. Plusieurs lieux sont repérés comme le site
archéologique Gallo Romain de Planches ou le tracé des Fossés
Royaux érigés au XIIème siècle dont les vestiges
sont encore visibles aux Genettes notamment.
|
| II.7.
L’environnement et le cadre de vie
Un réseau hydrographique d’importance Le Pays d’Ouche est l’un des « châteaux d’eau » du Bassin Seine-Normandie.
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Des
dégradations observées
Les dégradations observées sur nos cours d’eau sont multiples : • Qualité piscicole moyenne pour l’Avre et l’Iton : Les apports d’azote et d’engrais minéraux y sont plus forts que sur les autres secteurs avec 90 unités par hectare. De même pour les apports de produits phytosanitaires. Ceci s’explique en partie par la présence de grandes surfaces cultivées en céréales, avec plus de 40% de la surface totale. • Problèmes d’inondation pour la Risle, la Charentonne et l’Iton qui ont été grandissants depuis les dernières années. Un PPRI (Plan de Prévention des Risques d’Innondations) mis en place sur la Risle devrait être effectif sur l’Aigle d’ici la fin de l’année 2002.
|
• Dégradation des berges par manque d’entretien
sur tous nos cours d’eau et particulièrement la Charentonne dont
les berges sont très boisées et qui ne bénéficie
à l’heure actuelle d’aucun Syndicat d’Aménagement de rivière.
• Présence de vannages d’industries et d’anciens
moulins sur les cours d’eau. Les vannages empêchent la remontée
des poissons migrateurs.
• Risques involontaires de pollution à travers
les rejets des industries. Celles-ci respectent les normes imposées
mais ne sont pas à l’abri d’accidents.
|
| Des
ressources importantes pour le développement d’activités
La qualité piscicole de la Risle en fait l’une des rivières à fort potentiel de développement touristique dans l’Orne. Le Schéma Départemental de développement du tourisme pêche retient cette rivière en ce sens. La croissance des truites fario y est plus rapide que sur les autres cours d’eau en France. Sur la Charentonne, l’Avre et l’Iton, on relève un déficit de poissons important aux vues du potentiel piscicole de ces cours d’eau. |
Les activités de loisirs liées au cours d’eau sont limitées à la pêche, organisée autour de quatre associations présentes sur la Risle et l’Iton, et au canoë kayak sur la Risle. Le Pays d’Ouche manque de promenades le long des rivières, de parcours de pêche, d’hébergements spécifiques (gîtes pêche, accueil de jeunes en classe découverte...) et d’activités de découverte liées à l’environnement. | Un grand nombre de zones naturelles sont présentes sur le territoire. On relève 16 zones classées ZNIEFF (Zone Naturelle d’intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique - types 1 et 2) sur le Pays d’Ouche, une ZICO (Zones importantes pour la Conservation des Oiseaux) sur la forêt du Perche en limite du Pays d’Ouche, un arrêté de Biotope sur la Touques et ses affluents, ainsi que le site protégé de la Haute Vallée de l’Avre. |
| Le Pays est engagé depuis le début de l’année 2002 dans la mise en place des SAGE (Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux) sur les différents bassins versants : SAGE de l’Avre, SAGE de l’Iton et SAGE de la Risle. | Le Pays d’Ouche a réalisé une étude sur nos cours d’eau (inventaire, diagnostic et concertation) au printemps 2002 ce qui a permis de dégager précisément les enjeux de leur mise en valeur sur notre territoire. | charte1 |
| Un
paysage varié et de qualité qui identifie le territoire
L’important réseau de vallées contribue de manière importante à la qualité paysagère de l’ensemble du Pays. La Charte Paysagère réalisée par le Pays d’Ouche en 2001 a dégagé quatre grandes entités : (1)L’agglomération aiglonne,
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Le paysage est très diversifié, depuis les reliefs mouvementés du haut bassin de la Charentonne aux amples vallonnements des vallées amont de la Risle et de la Sarthe, en passant par différentes zones de plateaux. Cette diversité rompt avec les étendues céréalières dénudées des pleines de la Beauce et de l’Eure. L’Ouche apparaît donc comme un Pays de transition mais ses spécificités culturelles, ses caractéristiques physiques et son paysage lui confèrent une unité indiscutable. | La mise en valeur agricole des sols
(argile à silex avec faible épaisseur de limons) a nécessité
d’importants travaux de drainage qui ont induit à des changements
écologiques et paysagers durant les vingt dernières années
: agrandissement des parcelles et régression des haies, régression
des prairies, disparition des mares, infiltration dans les nappes souterraines
de matières en suspension et polluants.
Une flore particulière est présente sur
le Pays d’Ouche, notamment à travers le « Sapin de l’Aigle
», (appelé également « Sapin de Normandie »,
seule espèce de sapin pectiné qui ne soit pas montagnarde)
progressivement remplacé par le Douglas et l’épicéa.
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