| Orientations
liées aux services à la personne |
| I
/ Développer l’offre de services non-marchands, maintenir les services
publics
Le Pays aura pour ambition à
la fois de développer l’offre de services non-marchands et de maintenir
les services publics. Il faudra pour cela rechercher des fonctions complémentaires
entre le pôle urbain central et les chefs-lieux des espaces ruraux
sur lesquels on s’appuiera afin d’assurer des fonctions de relais et de
proximité.
|
A
– Assurer une égalité d’accès aux services à
la personne
A partir d’une identification des
besoins actuels et futurs concernant les services essentiels : aide à
domicile pour les personnes âgées et les malades, assistance
familiale, accueil et garde d’enfants, soutien aux handicapés, etc…
Le pays favorisera les initiatives collectives visant à développer
la communication et l’implantation de structures fournissant des services
à la personne (ménage, garde d’enfants, bricolage, entretien…).
Par ailleurs, la création ou l’amélioration
des équipements d’accueil pour la petite enfance pourra être
envisagée, de même que l’amélioration des équipements
scolaires et péri-scolaires.
Enfin, la structure pays se positionne comme partenaire
des projets de l’hôpital de L’Aigle et des actions en faveur de la
santé pour tous. |
B
– Maintenir les principaux services publics
Il s’agit de maintenir et d’améliorer
l’accès aux services publics. En milieu rural, l’accès des
usagers à ces services est parfois rendu difficile par l’éloignement,
voire le départ, de certaines administrations. Il s’agira d’étudier
la faisabilité de solutions alternatives basées sur la polyvalence
des services : politique de guichets uniques, mise en réseau des
opérateurs privés et publics, mutualisation des moyens, recours
aux Technologies de la Communication et de l’Information, etc…
Pour ce faire, il est important d’analyser la demande
et l’offre en la matière, mais aussi les évolutions éventuelles,
et ainsi de créer un réseau de " maisons de services publics
" sur le territoire en partenariat avec les services déconcentrés
de l’Etat et les entreprises publiques. |
| II
/ Elargir et faciliter l’accès aux équipements culturels,
sportifs et de loisirs, etc…
Le Pays doit mettre en place des
conditions améliorées d’accès aux équipements
en valorisant les points forts existants ou en devenir (équipements
sportifs et de loisir, médiathèque, diffusion culturelle,
etc…)
La population du Pays est concernée dans son ensemble
par ces actions, mais aussi les habitants des résidences secondaires
et les touristes.
|
C
– Développer les équipements sportifs et culturels
La démarche dans laquelle
s’inscrit le Pays consiste à favoriser l’innovation et la pratique
sportive. En effet, il apparaît important de proposer aux habitants
des équipements diversifiés et adaptés aux nouvelles
demandes. Dans le cadre du projet de développement, un soutien spécifique
en direction des projets novateurs sera apporté. Par ailleurs, la
modernisation des équipements actuels permettra de répondre
à certaines attentes et réglementations.
L’objectif consiste à coordonner la mise en place
d’équipements structurants sur le territoire, à fixer des
objectifs de réalisation et de répartition géographique, |
Par ailleurs, le territoire du Pays
dispose d’un certain nombre de bibliothèques / médiathèques,
d’espaces d’exposition, … Il s’agira dans le cadre d’une démarche
partagée de favoriser l’adaptation et le développement des
espaces ayant vocation d’accueil et de diffusion culturelle.
En effet, il semble nécessaire de densifier le
territoire en la matière et de développer les équipements
existants en proposant de nouveaux services. Par exemple, il est envisageable
de développer des espaces multimédias (Espace Public Numérique,
…) ou tout autre type d’activités.
Un projet émerge actuellement
; il s’agit de la création d’un équipement « médiathèque
» à l’Aigle qui s’accompagnera de la mise en place d’un réseau
de consultation et d’accès aux bibliothèques. En tout point
du territoire, le public aura accès à l’ensemble des ressources
documentaires du Pays. Les lieux ressources seront équipés
en Nouvelles Technologie d’Information et de Communication. |
| D
– Favoriser l’accès et les pratiques culturelles, sportives et de
loisirs
La politique mise en œuvre en matière
d’équipements sportifs, et culturels doit être accompagnée
par une politique favorisant l’accès à ces équipements
et les pratiques culturelles, sportives et de loisirs. Il s’agira de travailler
l’information, la mutualisation des énergies associatives, les conditions
d’accès aux équipements (transport, politique tarifaire).
Pour ce faire, il paraît nécessaire :
-D’éditer un guide annuel « Pays »
des activités culturelles, sportives et de loisirs afin d’informer
les habitants sur l’ensemble des pratiques pouvant être exercées
sur le territoire.
-De mettre en place un passeport d’accès aux équipements
culturels et de loisirs du Pays d’Ouche : équipements sportifs,
de loisirs, culturel à destination des habitants et des visiteurs
extérieurs.
-D’étendre la diffusion culturelle aux cantons
ruraux. La coordination des programmes et des actions permettra l’optimisation
de moyens et le foisonnement de projets. Des formules particulières
de diffusion (spectacles itinérants, de plein air..) permettront
un élargissement de l’offre.
Par ailleurs, des manifestations sportives d’envergure
Pays sont à envisager afin de faire connaître le territoire
mais également de rapprocher par la même occasion différents
clubs autour d’un projet commun. |
III
/ Développer une politique de l’habitat
Dans ce domaine, c’est aussi l’organisation
et la prise en main du développement souhaité qui priment.
E
- Développement du locatif
La diversification de l’offre en
matière d’habitat est primordiale pour qu’un territoire soit attractif.
En effet, une politique en la matière doit répondre à
la fois aux besoins de logements sociaux, locatifs et d’accession à
la propriété, tout en répondant aux besoins d’accueil
des jeunes, des cadres, des personnes âgées…
On constate un certain déficit en matière
de logements locatifs et il apparaît indispensable de développer
des types d’habitat adaptés pour assurer une offre diversifiée.
Les choix politiques concernant la population que l’on
souhaite accueillir (jeunes, personnes âgées, familles, …)
conditionneront le type de logement, ces créations devant se faire
dans le souci de
-
mixité du logement : accession à la propriété,
offre locative suffisante et diversifiée
-
répartition des différents types de logements
afin d’éviter une concentration d’un seul type de logement à
l’échelle communale
|
F
- Rénovation du patrimoine bâti
Pour son image, le Pays doit être
vigilant à la cohérence des différents types de bâti.
Cette préoccupation devra être reprise dans les objectifs
de la planification. L’harmonie entre le bâti récent et l’ancien
sera facilitée si on ne laisse pas ce dernier se dégrader,
l’écart esthétique devenant trop important. De plus, ce patrimoine
bâti, et notamment les constructions en briques rouges, font partie
de l’identité du Pays.
Dès lors, il est primordial de le rénover.
Un inventaire devrait être fait afin de déterminer le type
et l’ampleur des opérations à mener.
Par ailleurs, la mise en valeur du patrimoine bâti
et du petit patrimoine du pays est également l’une des composantes
de l’attractivité d’un territoire en termes touristiques. |
| Orientations
liées à l’organisation du territoire |
|
|
| I
/ Disposer d’outils de planification
Le projet de territoire présenté
jusqu’à présent nécessite une spatialisation et une
planification territoriale.
Cela conduit le territoire à articuler efficacement,
dans le cadre des réflexions stratégiques, les trois lois
suivantes :
-Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement
Durable du Territoire (Définition du projet de territoire)
- Loi pour la simplification et pour le renforcement
de la coopération intercommunale (Définition des maîtrises
d’ouvrage des opérations et des actions)
-Loi « Solidarité et Renouvellement Urbain
» et notamment le volet relatif aux Schémas de Cohérence
Territoriale (Déclinaison du projet de territoire dans le cadre
des documents d’urbanisme) |
A
– Etudier la mise en place d’un S.C.O.T. à l’échelle du Pays
Le territoire du Pays d’Ouche, bien
qu’il ne soit pas concerné par la règle de constructibilité
limitée, envisage la mise en place d’un Schéma de Cohérence
Territoriale afin de traduire son projet de développement durable
dans le cadre d’un document de niveau supérieur impliquant le principe
de compatibilité des documents de niveau inférieur :
-documents de planification sectorielle : Plan Local de
l’Habitat, Plan de Déplacements Urbains, Schéma de Développement
Commercial ;
-document d’urbanisme : Plan Local d’Urbanisme, Carte
Communale, … ;
-certaines opérations foncières : Zone
d’aménagement concerté, ….
|
B
– Elaborer un Schéma de Développement Commercial
La démarche de Pays dans laquelle
se sont inscrits les élus du territoire vise à renforcer
l’attractivité du Pays dans son ensemble tout en préservant
l’équilibre ville – campagne.
Il s’agira de disposer d’un outil prospectif visant à
développer une politique ambitieuse en matière développement
commercial afin de renforcer le pôle urbain, L’Aigle, dans son offre
de services (quels types d’équipement commercial sont encourager
afin de limiter une évasion de clientèle ?) tout en offrant
aux territoires ruraux des possibilités de maintien voir de développement
de leur activité commerciale. |
| II
/ Etre force de proposition en matière de développement d’infrastructures
Le Pays n’a pas de compétence
particulière en matière d’infrastructures routières,
ferroviaires, T.I.C. ; cependant, il peut être une véritable
force de proposition locale et d’accompagnement des politiques régionales,
départementales et notamment pour inciter les opérateurs
téléphoniques à développer une offre haut-débit
et téléphonie mobile pertinente. |
C
– Mobiliser les pouvoirs publics en matière d’infrastructures routières
et ferroviaires
L’efficacité des infrastructures
routière et ferroviaire est vecteur de développement si celles-ci
sont anticipées et accompagnées localement. Les enjeux pour
le territoire sont donc importants. |
Les
infrastructures routières : le Pays d’Ouche et
plus particulièrement le Pays d’Ouche Historique bénéficie
et bénéficiera dans les années à venir d’un
réseau autoroutier important :
Au Nord :
Caen – Rouen - Paris,
à l’Ouest :
Rouen – Alençon – Le Mans,
à l’Est :
Rouen – Evreux – Chartres |
| L’engagement d’un programme de modernisation
de la RN26 - épine dorsale desservant le territoire - constitue,
outre la réalisation prioritaire de l’A28, une nécessité
de développement pour le Pays d’Ouche naturellement mais également
pour le Pays d’Argentan Pays d’Auge Ornais et pour celui d’Avre et Iton.
Des actions concertées de mobilisation, de sensibilisation et de
rapprochement peuvent donc être envisagées avec ces territoires. |
Par ailleurs, il semble nécessaire
d’améliorer le réseau des liaisons départementales
reliant les principaux pôles secondaires du Pays (chef lieux de canton)
afin d’assurer une réelle solidarité ville – campagne au
sein même du territoire. |
Les
Infrastructures ferroviaires : les flux domicile-travail
vers la région parisienne sont en constante évolution, la
proximité relative du Pays (1 heure de Paris) en étant la
principale raison. Ce constat induira au fil du temps une demande de services
plus performante de la part des usagers (augmentation de nombre des fréquences
; liaison directe vers Paris, …).
Le renforcement de la qualité de service de la
liaison ferroviaire Paris – Granville, assurant régularité,
fréquences, etc… devra s’accompagner d’une valorisation de la gare
de l’Aigle comme point d’entrée du Pays d’Ouche. |
| D
– Favoriser l’implantation des infrastructures T.I.C.
Le développement des Techniques
d’Information et de Communication s’inscrit en filigrane dans l’ensemble
du projet de territoire (développement économique, développement
touristique, développement des services, …). La multiplication des
usages, la multiplication des accès, l’accroissement des utilisateurs
sont en mesure de modifier la vision des opérateurs d’autant plus
s’ils sont associés en amont aux projets.
Il s’agira dans le cadre d’une politique ambitieuse en
matière de développement des T.I.C. d’établir un partenariat
efficace avec les opérateurs. |
charte2 |
III
/ Développer une offre de transport public
Le transport public s’inscrit pleinement
dans le cadre de la réflexion en matière d’organisation de
l’espace. Le Pays définira avec les acteurs privés et publics,
ainsi qu’avec les différentes collectivités, les actions
à mettre en œuvre pour développer l’offre de transport afin
de répondre aux besoins liés à l’accès des
équipements et services.
Le Pays mènera une réflexion pour identifier
et mesurer les besoins en fonction des publics et de l’offre actuelle.
La réflexion conduite avec les différents partenaires (Conseil
Général, Communautés de Communes, etc) s’orientera
vers deux niveaux de service : l’un à l’échelle intercantonale,
l’autre à l’échelle des territoires intercommunaux. |
| E
– Organiser l’offre de transport collectif
En matière de transport, il
est important que le Pays fasse connaître ses priorités auprès
du Conseil Général, et rende public ses souhaits en matière
de coordination et d’organisation des différentes dessertes de bus,
afin de les rendre plus efficaces et plus fréquentes. Il s’agit
ici de mettre en place un dispositif partenarial, sans avoir pour autant
à mettre en place un outil spécifique Pays. |
Il s’agira, par ailleurs, d’améliorer
la qualité et la lisibilité des lignes régulières
du réseau interurbain. La qualité de la desserte du territoire
sera recherchée par une mise en cohérence des liaisons, des
fréquences mais aussi par l’adaptation de l’offre en fonction des
saisons et événements. |
F
– Proposer des dispositifs adaptés et adaptables au milieu rural
En milieu rural, le transport collectif
ne permet pas de résoudre l’ensemble des besoins de transport auxquels
sont confrontés les usagers du fait le plus souvent d’un nombre
de fréquences limité.
Cette problématique de transport renvoie plus globalement
à celles liées à la mobilité des personnes
et à l’isolement de celles-ci.
Le pays envisage de soutenir les initiatives innovantes
en matière de transport à la demande, les projets de co-voiturage,
etc.
Ainsi, il est envisagé de créer des services
de transport à la demande de type taxis collectifs ou mini-bus
- pour les personnes âgées, les jeunes et les exclus non motorisés. |