Pays d'Ouche Développement

Charte Paysagère

INTRODUCTION

La première partie du travail accompli par Mlle CARBONNIER - le diagnostic paysager du territoire - a permis de retracer les caractéristiques du Pays d’Ouche ainsi que ses évolutions, et notamment celles intervenues depuis cinquante ans. 

Quatre grandes entités paysagères ont été identifiées : 
· L’agglomération aiglonne
· La plaine méridionale
· Les grands plateaux bocagers du Nord et de l’Est du Pays
· La Marche du Perche.
Parmi ces quatre entités, dix unités paysagères se dégagent, distinguant des zones de plateaux, des massifs forestiers, des vallées, des villages et des bourgs.

Cette seconde partie propose vingt mesures pour agir sur notre paysage, classées au sein de trois grands objectifs : 

· Prévenir la banalisation
· Résorber les points noirs
· Communiquer le Pays d’Ouche 

Ces propositions, accompagnées d’une présentation des outils financiers et réglementaires, serviront de base aux opérations qui seront coordonnées et mises en oeuvre par l’association Pays d’Ouche Développement et ses partenaires. Un certain nombre de principes fondamentaux doivent alors être respecté pour que le paysage, composant essentiel de notre cadre de vie, permette un aménagement du territoire harmonieux.

Nous avons souhaité que les Présidents des Communautés de Communes ainsi que les organismes qui ont collaboré à l’élaboration de cette Charte puissent en être signataires.

Ce document n’a pas valeur d’obligation. C’est un document contractuel qui engage « moralement » les signataires à prendre connaissance du document pour les actions qui touchent à notre paysage afin de travailler dans le sens des préconisations faites. 

Des conventions particulières devraient faire suite à la signature de la Charte qui aura lieu le 17 décembre 2001 à la salle Michaux à l’Aigle, lors de la présentation du document final. En effet, des organismes tels que la DDE, France Télécom, des associations locales... et certaines sociétés pourront s’engager sur des actions concrètes ou signer un engagement général pour la reconnaissance et la prise en compte de la Charte.

Les lois de décentralisation donnent des compétences importantes aux collectivités locales en matière de paysage, même si l’état conserve certaines prérogatives notamment au travers des PIG et des Lois d’Aménagement. Les propriétaires privés sont également des acteurs du paysage au milieu rural. 

Souhaitons que cette Charte puisse être le support d’une meilleure collaboration entre les différents acteurs et faire en sorte que le paysage devienne un véritable atout pour le développement économique et durable de notre territoire.

Emmanuelle DABON,
Animatrice du Pays d’Ouche Développement
 


 
 
PREMIERE PARTIE

DES MESURES POUR AGIR

Rappel des 4 entités paysagères :

L’agglomération aiglonne
La plaine méridionale
Les grands plateaux bocagers du Nord et de l’Est du Pays
La Marche du Perche
 


 
Des espaces agricoles et forestiers

1.    Maintenir, replanter et entretenir un maillage bocager pertinent

L’arbre, isolé, aligné ou en haie, a été autrefois une composante essentielle des systèmes de production agricole. De nos jours, sa présence dans les plaines et les vallées devient, à certains endroits, de plus en plus rare. Pourtant, son maintien et sa replantation permettent de combiner des intérêts agronomiques, environnementaux et paysagers. Les arbres isolés et les alignements attirent le regard et jouent également un rôle de refuge pour la faune et la flore auxiliaire aux cultures. Les haies retrouvent une logique agronomique dans les systèmes d’élevage en plein air tout en renforçant des ambiances paysagères de bocage ; dans les zones de grandes cultures, elles peuvent prévenir des problèmes d’érosion ou réduire les pollutions liées aux engrais ou aux traitements. 
 

 

Objectif : Développer un maillage bocager compatible avec les techniques agricoles actuelles (plus vaste, en limite de propriété et de chemins).
 
  •  Recenser et cartographier les structures à maintenir ou à créer. Pour que le bocage reste écologiquement cohérent, les haies doivent enclore totalement les parcelles agricoles (cf. annexes documents sur les haies).
  • Classer et protéger les haies importantes.
  • Repérer les essences locales afin de les privilégier lors des replantations.
  • Mobiliser les propriétaires et les gestionnaires concernés.
  • Mettre en place fréquemment des formations à la plantation et à l’entretien afin de sensibiliser les agriculteurs, les particuliers, les élus, les entreprises artisanales et les entreprises d’insertion. 
  • Communiquer sur la haie par le biais de concours, de brochures, d’expositions et de visites d’opérations exemplaires.
  • Faire intervenir sur le Pays d’Ouche une personne qui se chargera de sensibiliser et de « démarcher » chaque agriculteur du territoire afin de les convaincre de planter un maillage bocager cohérent (études réalisées à partir de photographies aériennes, choix des essences en fonctions des particularités du terrains et des productions agricoles…). 
  • Augmenter les subventions à la plantation de haies champêtres par la création d’une subvention interne au pays, à l’instar du Pays du Perche en Eure et Loir.
  • Développer à l’échelle communale ou intercommunale la filière du « bois-énergie » afin de mettre à profit le produit issu de l’entretien des haies (cf. annexes, article de Ouest-France).
  • Lors de l’entretien, préférer les lamiers à couteaux ou à scies à l’épareuse. Cette dernière ne devrait être utilisée que pour le débroussaillage sur talus et éventuellement pour enlever les branches à faible calibre. Ses coupes peu nettes fragilisent les haies. 
Partenaires & Outils

Pays d’Ouche Développement :Actions de sensibilisation, future subvention 
« haies » ?
ADEME : Actions de coopération pour la filière bois-énergie.
Chambre d’Agriculture de l’Orne / ADASEA / Etat :CTE (plantation, suivi de plantation, réhabilitation et entretien des haies), 
Concours « Ferme et Paysage ». Communes / DDE : 
POS ou PLU (inventaire et protection des haies ; classement en « espace boisé classé »),
Carte communale (définit les secteurs naturels inconstructibles pour la qualité de leur paysage).
Communauté de communes :Compétence entretien des haies sur une partie de la voirie.
SDAP : ZPPAUP (identification et protection d’un réseau bocager).
 

Union Européenne / DDAF : Objectif 2  (« mesure t » : aide à la reconstitution d’un maillage bocager ; « mesure u » : aide à la replantation d’arbres et de haies pour protéger les bâtiments dans les exploitations agricoles sinistrées par la tempête de décembre 1999).

Conseil Général : Aides à la plantation de haies.
DATAR : PEP.
DDE / Etat / Concessionnaire d’autoroutes : 1% Paysage et Développement.

La réglementation liée aux entrées de ville (obligation d’entretiens des terrains non bâtis : préservation / mise en valeur des patrimoine naturels et paysagers…).

La réglementation relative aux plantations (règle de distance du code civil) et à l’entretien (spécificité le long des routes, des cours d’eau, des voies ferrées, des lignes électriques et téléphoniques).


 
2. Conserver, renouveler et valoriser les vergers haute-tige

Les vergers traditionnels, aux arbres à grand développement ombrageant moutons et vaches dans les prés, sont de plus en plus atypiques dans nos paysages modernes.

Longs à produire, aux fruits souvent petits et difficiles à cueillir, ils ont été remplacés par des vergers « basse-tige ». Bien alignés et de taille réduite, ces derniers permettent aux machines de travailler facilement entre les rangs. Cependant ce mode de culture ne va pas sans entraîner une uniformisation des paysages et des variétés fruitières.
 


Objectif : Sauvegarder les paysages de pré-vergers et certaines variétés fruitières traditionnelles.
 
  • Valoriser la production : replanter, remplacer les vieux arbres.
  • Créer une banque de greffons ou d’arbres prêts à planter de variétés locales (gérée par une association ou un pépiniériste impliqué).
  • Organiser un marché de fruits locaux issus de vergers traditionnels.
  • Sensibiliser les habitants à la richesse de ce patrimoine : animer autour de ce thème (exposition, cours de plantation, de greffe et de taille), créer des « vergers-écoles ».
  • Créer des « vergers-square » à l’entrée des villages et entretenus par les communes.
Partenaires & Outils

Pays d’Ouche Développement :Actions de sensibilisation.

Union Européenne / DDAF :Objectif 2 (« mesure t » : restauration de paysage typique).

Chambre d’Agriculture / ADASEA / Etat : CTE (réhabilitation des vergers haute-tige abandonnés, gestion des prés plantés de poiriers haute-tige), Concours Ferme et Paysage.

SDAP : ZPPAUP (identification et protection des paysages et notamment les plantations et boisements…). La réglementation liée aux entrées de ville (obligation d’entretien des terrains non bâtis pour des motifs d’environnement : préservation, mise en valeur des patrimoines naturels et paysagers).

DDAF / DRAF – Service de la protection des végétaux :La réglementation relative à l’entretien des pommiers (gui).

DATAR :PEP.

DDE / Etat / Concessionnaire d’autoroutes :1 % paysage et développement.


 
3.  Empêcher la fermeture des fonds de vallée

Les prairies humides qui bordent les cours d’eau sont fragiles car leur évolution est rapide.

La difficulté d’y faire passer les machines agricoles, l’étroitesse des parcelles et l’abandon des pratiques anciennes ont profondément modifié ces espaces. Certains s’enfrichent et s’embroussaillent, faute d’entretien, d’autres ont été plantés de peupliers, solution pratique adoptée par de plus en plus de propriétaires. Pourtant, gérés ainsi, ces espaces se banalisent et perdent progressivement leurs caractéristiques champêtres qui les faisaient apprécier de tous.


Objectif : Préserver des espaces ouverts de qualité.
  • Encourager la conservation des prairies humides en aidant les agriculteurs.
  • Limiter la plantation des peupleraies.
  • Stopper la progression des friches. Remettre en état pour l’élevage des terrains privés ou publics embroussaillés.
Partenaires & Outils

Chambre d’Agriculture / ADASEA / Etat : CTE (ouverture d’une parcelle fortement ou moyennement embroussaillée et maintien de l’ouverture, gestion extensive des prairies par la fauche et le pâturage).

Union Européenne / DDAF :Objectif 2 ( « mesure t » : restauration des paysages typiques).
 

DDAF / DRAF – Service de la protection des végétaux : Réglementation relative aux friches (chardons).

DATAR :PEP.


 
4.    Entretenir les berges et les cours d’eau

Les cours d’eau qui sillonnent le Pays d’Ouche ornais sont pour la plupart très discrets, souvent cachés par un foisonnement végétal dense. L’entretien de ces cours d’eau (non domaniaux) relève de la responsabilité des riverains. Mais les défaillances de la part des particuliers entraînent les collectivités territoriales à se substituer à ces derniers en matière de travaux, comme par exemple avec le Syndicat de la Risle. Mais ce cas n’est pas général et un bon nombre de cours d’eau sont en voie d’obstruction.


Objectif : Prévenir l’embroussaillement des berges et l’obstruction des cours d’eau.
 
  • Proscrire les opérations de calibrage et de rectification mécanique des cours d’eau.
  • Entretenir manuellement à l’aide de techniques « douces » pour débroussailler les rives et contribuer à rétablir des conditions d’écoulement normal de la rivière. Des techniques de végétalisation des berges peuvent être envisagées afin de favoriser leur maintien.
  • Inciter au non-retournement des prairies en bordure de cours d’eau.
  • Aménager des abreuvoirs pour le bétail  afin d’éviter le piétinement des cours d’eau.
  • Eviter, si possible, les alignements de peupliers en bordure de cours d’eau. Diversifier la ripisylve.
  • Créer des chemins au bord de l’eau (reconquête de l’ouverture des espaces de fond de vallée).
Partenaires & Outils

Chambre d’Agriculture / ADASEA / Etat : CTE (remise en état des berges des cours d’eau).

DDAF (Service Eau et Environnement) / CATER de Basse-Normandie : Conseils et réglementation La réglementation relative à l’entretien des berges.

 La réglementation relative aux plantations arbustives et arborées (haies devant être entretenues par les riverains le long des cours d’eau).


 
5.    Encourager l’intégration forestière

Les coupes à blanc et le reboisement de terres agricoles se traduisent souvent par des reboisements en résineux. Ceux-ci sont favorisés par le bas prix des plants dont certains sont subventionnés, la facilité et la rapidité de la récolte (à partir de 40 ans) et enfin, le faible entretien requis.

Cependant ces plantations mono-spécifiques systématiques ont pour conséquences une diminution de la diversité de la forêt, tant d’un point de vue paysager que d’un point de vue biologique. La loi sur la forêt encourage d’ailleurs la biodiversité pour laquelle des aides sont attribuables.


Objectif :  Intégrer et harmoniser les boisements productifs.
 
  • Planter des haies en continuité avec les boisements, en prolongement de la forêt afin d’atténuer la rigidité des lisières.
  • Créer des plantations aux formes irrégulières (et non des « timbres-poste »).
  • Eviter les coupes à blancs visibles de tous.
  • Favoriser la futaie jardinée.
  • Encourager la régénération naturelle.
  • Promouvoir les essences forestières locales, tout du moins dans les espaces les plus fréquentés.
  • Favoriser le mélange d’essences.
  • Veiller au sol lors des débardages.
  • Replanter le sapin de L’Aigle, un arbre du pays de plus en plus rare : reconstituer des boisements de superficies suffisantes pour un bon développement et une gestion efficace des peuplements.
Partenaires & Outils

Chambre d’Agriculture / ADASEA / Etat :CTE ( plantation de haies).
Conseil Général :Aides à la plantation de haies.

Aménagement foncier de l’ONF.


 
Des espaces bâtis

6. Préserver et intégrer l’identité architecturale ouchoise

L’architecture rurale est issue de savoir-faire locaux, transmis de génération en génération.

Son homogénéité résulte de l’usage de techniques locales, adaptées aux conditions géographiques et climatiques, et de l’emploi de matériaux trouvés sur place, d’où un effet d’intégration des constructions dans leur environnement.

De nos jours les constructions, suivant une logique économique, se simplifient et se standardisent au point de perdre les spécificités propres à leur région…

Afin de garder un certain cadre de vie et dans l’objectif d’attirer la visite des touristes et l’installation de nouveaux habitants, il est important de préserver une identité architecturale propre au « pays ».
 


Objectif : Développer et entretenir un paysage urbain de qualité.
  • Intégrer, harmoniser dans le paysage ouchois les constructions futures :(cf. annexes : « Maisons de L’Aigle et du Pays d’Ouche, les conseils de l’association des amis de L’Aigle »).
  • Implanter les constructions de manière qualitative (orientation, terrassements).
  • Encourager une création architecturale contemporaine interprétant avec esprit  les typologies ouchoises traditionnelles (proportions, pentes, toitures, modénatures…).
  • Choisir des matériaux extérieurs de qualité (enduits, tuiles, briques…).
  • Dans les lotissements collectifs, différencier légèrement chaque maison (nombre, emplacement des ouvertures, couleur des crépis…). Lors de leur création, bien prendre en compte en amont les caractéristiques paysagères et environnementales du lieu.
  • Créer des percements des façades aux positionnements, formes  et proportions pertinentes.
  • Mettre en valeur les constructions et les espaces publics des centres-bourgs :
  • Adapter le bâti aux besoins actuels et moderniser les immeubles d’habitations tout en conservant leurs qualités architecturales et urbaines.
  • Inciter les propriétaires privés à l’entretien et à l’embellissement des parties privées qui bordent l’espace public (devantures commerciales, enseignes, façades, clôtures, végétation…).
  • Respecter lors des travaux de ravalement de façade ou de constructions neuves les volumes, matériaux, ouvertures et coloris.
  • Entretenir et mettre en valeur les rues et les places. La qualité des espaces publics d’un village a un effet d’entraînement sur la réhabilitation des constructions privées.
  • Sensibiliser les particuliers à une architecture de qualité (voir mesure n°18).
Partenaires & Outils

Communes / DDE : POS ou PLU (définit les règles d’architecture et d’implantation qui permettront aux constructions nouvelles de s’insérer dans l’ensemble du bâti, apporte des prescriptions architecturales contraignantes dans certaines zones afin de protéger l’aspect extérieur des constructions existantes…)

CAUE :Information, sensibilisation, conseil…

SDAP : ZPPAUP (identifie les caractéristiques paysagères, architecturales et patrimoniales d’une commune et définit un projet global de protection et de mise en valeur).
 

 

DDE : Permis de construire (peut être refusé si le projet de construction est de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants).

DDE / Etat / Concessionnaire d’autoroute : 1 % Paysage et Développement. Communauté de Communes / ANAH / Bureaux d’Etudes (Habitat et Développement, Pact Arim…) :OPAH (amélioration du parc immobilier bâti). DATAR :PEP.

Etat / Préfecture : DGE (Aide à l’acquisition de bâtiments constituant une nuisance esthétique si situés en périmètre de protection. Opération destinée à favoriser la mise en valeur patrimoniale et environnementale des communes – restauration ou démolition).


 
7. Traiter, valoriser les entrées et les extensions de bourg

L’entrée du village est l’espace frontière où la route devient rue, où le paysage à dominante naturelle devient un paysage à dominante bâtie. La transformation est le plus souvent progressive : l’approche du village peut être annoncée par un clocher situé dans l’axe de la route ou par un changement graduel de la végétation.

Traditionnellement entourés d’une couronne de pré, de vergers et de jardins potagers, les villages actuels étendent de plus en plus  dans la plaine leurs lotissements sans écrin végétal champêtre. Pourtant, le maintien d’un caractère rural, recherché par les nouveaux habitants, exige qu’un équilibre soit conservé entre espaces bâtis et espaces boisés et agricoles.
 


Objectif : Intégrer les extensions urbaines, y développer une urbanisation harmonieuse afin de mettre en scène l’entrée de bourg.
 
  • Proscrire la prolifération de la signalisation et de la publicité.
  • Enterrer les réseaux électriques et téléphoniques.
  • Préserver des « cônes de vues », des perspectives sur le village, notamment depuis les routes d’accès.
  • Réhabiliter les abords dégradés du village (points noirs).
  • Inciter les habitants à entretenir et à mettre en valeur les clôtures et les jardins situés en limite de village.
  • Garder dans les petites communes un esprit rural tant dans les formes que dans les matériaux utilisés. Eviter les modèles trop urbains ou trop nationaux. Laisser les talus enherbés.
  • Préférer les matériaux traditionnels, même en quantité plus faible.
  • Mettre en scène un lieu privilégié par un éclairage ponctuel et adapté.
  • Eviter volontairement d’éclairer un élément peu valorisant.
  • Conserver dans la mesure du possible, les haies et les vergers d’un parcellaire à lotir.
  • Introduire un volume végétal suffisant pour équilibrer les masses bâties (pourtour des lotissements, plantation des espaces publics, traitement végétal des clôtures).
  • Utiliser des essences et des matériaux locaux afin d’intégrer les nouvelles réalisations.
  • Etre vigilant sur la taille des extensions : surdimensionnés, elles peuvent entraîner la désertification du cœur du village. Une taille modérée permet d’éviter un effet « banlieue ».
  • Ne pas laisser une trop grande implantation le long des routes d’accès au bourg. La vitesse et le nombre de véhicules qui les empruntent isolent les constructions implantées de chaque côté de la route et posent des problèmes de sécurité et de nuisance sonore.
  • Implanter les nouvelles constructions au contact du tissu bâti existant, tout en privilégiant les voies secondaires et les chemins aménagés.
  • Eviter l’implantation anarchique des maisons, quelle que soit leur qualité architecturale, sur l’ensemble de la commune, le long des routes, au milieu des espaces naturels… L’urbanisation nouvelle des communes rurales à vocation à s’implanter en continuité des bourgs et des villages existants, que ce soit pour des motifs économiques (préservation des espaces agricoles, limitation des coûts d’équipements et de fonctionnement) ou sociaux (proximité des services, des commerces).
  • S’inspirer, pour l’aménagement de nouvelles rues, des caractéristiques des espaces publics du village ou du bourg qu’elles vont prolonger (largeur, matériaux de sol, éclairage public, plantations…).
  • Préférer une coupure franche entre le village et les secteurs d’urbanisation nouvelle lorsque certains bâtiments sont hors d’échelle (ZA, équipement public…).
  • Préserver et protéger les pré-vergers aux abords des villages, voir créer des vergers-squares publics.
Commune / DDE : POS ou PLU (définition des règles qui permettront aux constructions nouvelles de s’insérer dans l’ensemble du bâti, mise en zone inconstructible des abords de village qui méritent d’être préservés de l’urbanisation tels que les vergers et les jardins potagers, définition des caractéristiques des secteurs d’extension de l’urbanisation).

La réglementation liée aux entrées de ville - loi Barnier - (incitation à un urbanisme de qualité le long des voies routières les plus importantes).

La réglementation relative à l’affichage et à la publicité.

DDE : Permis de Construire (peut être refusé si le projet de construction – ou de démolition – est de nature à porter atteinte au caractère et aux lieux avoisinants).

 Etat / Préfecture : DGE ( aides à l’acquisition de bâtiments en déshérence et/ou constituant une nuisance esthétique, situés en périmètre de protection).

Communauté de Communes / ANAH / Bureaux d’Etudes (Pact Arim, Habitat et Développement) : OPAH (amélioration du parc immobilier bâti) Le principe d’inconstructibilité.

CAUE :Conseil, information, sensibilisation…

Union Européenne / DDAF :Objectif 2 (restauration du patrimoine rural et de son environnement paysager – travaux de rénovation extérieure portant sur des bâtiments et des édifices publics ou privés présentant une qualité architecturale reconnue).

 SDAP : ZPPAUP (Charte de bonne gestion des constructions).


 
8. Sauvegarder les éléments historiques et identitaires du patrimoine ouchois
 

Cette mesure concerne le grand patrimoine : château, manoir, pigeonnier, colombier, mairie, école… Mais également le petit : croix, calvaire, fontaine, pont, abris, mur de pierres, oratoire, chapelle, marché couvert, moulin, statue, four, lavoir, puits …

Certains d’entre eux conditionnent l’organisation spatiale et bâtie du village.

D’autres témoignent des rites, des croyances et des savoirs-faire d’un passé plus ou moins lointain. Quant aux vestiges archéologiques, bien que souvent peu lisibles, ils sont importants par leur valeur de témoignage.

Sur le Pays d’Ouche, un inventaire complet a été réalisé sur l’ensemble du patrimoine architectural (localisation, historique, propriétaires…). Ce document peut permettre aux collectivités locales de repérer et de recenser les constructions à sauvegarder en priorité.

Objectif : Prévenir et stopper la disparition progressive des constructions anciennes à forte valeur patrimoniale.
 
  • Définir un projet de restauration et de valorisation. Les opérations doivent s’inscrire dans une démarche globale de promotion et de mise en valeur touristique.
  • Conserver, entretenir, restaurer dans les règles de l’art.
  • Préserver leur environnement proche (végétation, espaces non bâti, constructions attenantes…).
  • Privilégier les interventions de réfection du petit patrimoine le long des sentiers de randonnées, accessibles et visibles de tous.
  • Veiller à ce que les constructions venant s’insérer dans les abords d’un monument respectent son architecture et son échelle.
  • Trouver de nouvelles affectations aux constructions qui ne sont plus adaptées à leur fonction initiale. Des bâtiments agricoles pourront par exemple être transformés en gîtes ruraux, des constructions en centre-bourg, recevoir des organismes associatifs et proposer des salles de réunion.
Partenaires & Outils

Fondation du Patrimoine :Aides financières pour un propriétaire privé détenteur d’un bien immobilier particulièrement représentatif et non protégé au titre des monuments historiques.

DRAC :Inscription au titre des monuments historiques.Aides pour le patrimoine classé, inscrit ou non protégé.

Chambre d’Agriculture / ADASEA / Etat :CTE (restauration et entretien du patrimoine bâti).

 Préfecture / Etat :DGE (aides pour les aménagements en logement locatifs sociaux de bâtiments non affectés auparavant à une commune ou à un EPCI – ex : presbytères, logements d’intérêt patrimonial non occupés depuis un an au minimum et en état d’abandon et de délabrement. Aides à l’acquisition de bâtiments en déshérence afin de favoriser la mise en valeur patrimoniale et environnementale des communes : restauration de bâtiments de qualité).

Union Européenne / DDAF : Objectif 2 (« mesure o » - protection et conservation du patrimoine rural : travaux de rénovation extérieure portant sur des bâtiments et des édifices publics ou privés présentant une qualité architecturale reconnue ; « mesure u » - aide à la reconstruction de bâtiments chez les agriculteurs fortement sinistrés après la tempête de décembre 1999).
 
 

 

Commune / DDE : POS ou PLU (identifie et localise, indépendamment du zonage, les sites méritants d’être protégés).

SDAP : ZPPAUP (identification et protection des petits édifices ruraux, des vestiges archéologiques, des monuments…).

 DDE / Etat / Concessionnaire autoroutier :1 % paysage et développement.

La réglementation relative aux ruines (péril imminent et non imminent).

DATAR : PEP.
CAUE : Information, sensibilisation, conseil…


 
 
 

9. Intégrer les zones d’activités

L’implantation des zones d’activités a un fort impact sur le paysage. Les formes géométriques et standardisées des constructions rompent l’harmonie des paysages ruraux. Elles transforment le caractère champêtre d’un bourg et uniformisent les entrées de ville.
 

Objectif : Préserver l’image des entrées de ville et valoriser les entreprises.

Implanter les nouvelles zones en utilisant judicieusement le relief, en maintenant le plus possible la végétation existante et en prévoyant des plantations nouvelles qui utilisent largement les espèces locales.
Positionner les bâtiments en recul par rapport à la route qui les dessert.
Enherber et planter les espaces ainsi libérés le long de la route (arbres d’alignements, haies basses champêtre pour ne pas cacher complètement la présence des entreprises…).
Créer une signalétique cohérente et agréable.
Traiter les zones de stockage et de dépôts.

 

Partenaires & Outils

CAUE : Aide les collectivités locales à prévoir des actions cohérentes en matière, entre-autre, d’équipement et d’espaces publics.

Commune / DDE : POS ou PLU (définit les caractéristiques des secteurs d’extension de l’urbanisation) La réglementation relative à l’affichage et à la publicité (respect des prescriptions fixées par le règlement national de la publicité en matière d’emplacement, de surface et de hauteur).

 

Commune / DDE : Le permis de construire et autres autorisations d’urbanisme (peut être refusé si le projet de construction est de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux).

Communauté de Communes : Compétence d’aménagement des ZA.

Etat / Préfecture : DGE (aides aux aménagements simples d’espaces du domaine de la collectivité : trottoirs, parkings, éclairages publics…).


 
10.Intégrer les bâtiments agricoles modernes et standardisés
 

De nos jours les constructions agricoles suivent un modèle de conception standardisé. La fonctionnalité moderne se traduit par des bâtiments à grands volumes, aux formes et aux matériaux simples.

L’inscription dans les sites, le choix des formes et des volumes, la palette des matériaux et des végétaux utilisés peuvent permettre d’intégrer et de mettre en valeur les anciennes et les nouvelles formes de ce bâti dans le paysage.
 

Objectif : Limiter l’impact des constructions agricoles modernes dans les paysages, et notamment dans la plaine.

   Suivre quelques principes architecturaux, comme, éviter :

     (cf. annexes « Guide méthodologique pour l’aménagement paysager des abords de ferme).
 

  • La tôle ondulée galvanisée qui brille au soleil,
  • Les matières plastiques ondulées de couleurs agressives (bleu, jaune, rouge vif…),
  • Les plaques de fibrociment blanches, raides et trop voyantes,
  • Des bâtiments trop volumineux,
  • Les ouvertures disproportionnées par rapport aux autres ouvertures du bâtiment.
Et privilégier :
  • Le bardage bois (sobre et chaleureux),
  • Le bac-acier aux teintes sobres et plutôt sombres (vert, brun…),
  • L’association de la végétation avec le bâti récent, principalement des essences locales et champêtres,
  • Des volumes et une implantation respectant l’ordonnancement des autres bâtiments.
  • Encourager la restauration et la réutilisation du bâti traditionnel.
  • Promouvoir une réflexion architecturale et des études d’impact paysager sur les nouvelles constructions.
Partenaires & Outils

Chambre d’Agriculture / ADASEA / Etat : CTE (intégration des infrastructures agricoles dans le paysage),Concours Ferme et Paysage (critères récompensés : mise en valeur du patrimoine bâti, intégration paysagère des sièges d’exploitation, plantation de haies et d’arbustes, embellissement des abords).

Conseil Général : Aides à la plantation de haies.

CAUE : Conseil, information et sensibilisation sur l’architecture.

Commune / DDE : POS ou PLU (définit les règles de constructions).


 
 
 Résorber les points noirs

11.Enterrer les lignes téléphoniques et électriques basse-tension

Les modalités concrètes d’intervention sont définies à l’échelon départemental, notamment au sein de Comités départementaux de concertation réunissant élus, représentants de l’Etat, milieux sociaux-professionnels et EDF. De ce fait, les priorités et les modes de financements sont différents selon les départements. Il convient donc de se reporter à ces conventions locales liant les départements ou les syndicats d’électrification aux opérateurs.

Dans le Pays d’Ouche, la commune sollicite pour financement le Syndicat local d’électrification qui se tournera également vers la Région, EDF, France Télécom et d’autres partenaires.
 

Objectif : Libérer le paysage aérien des réseaux de lignes, clarifier et mettre en valeur les paysages bâtis.

Parallèlement à l’enterrement des lignes électriques et téléphoniques, choisir un mode d’éclairage de bourg bien intégré (mobilier discret).

Partenaires & Outils

Syndicat d’Electrification / EDF / France Télécom / Commune : Crédits du Fonds d’Amortissement des Charges d’Electrification (finance la réduction des points noirs),Convention EDF / France Télécom.

Union Européenne / DDAF : Objectif 2 (Effacement des réseaux aériens, intégration paysagère des mobiliers publics tels que les transformateurs électriques).

Etat / Préfecture : DGE (éclairage public).


 
12.Intégrer les châteaux d’eau

Les châteaux d’eau, éléments indispensables à nos vies modernes, ont un fort impact sur le paysage. Les logiques de leur fonctionnement nécessitent toujours un emplacement sur une hauteur ainsi qu’une taille ou un volume important.

Objectif : Atténuer ou supprimer leur impact dans le paysage.
  • Les démolir s’ils ne sont plus utilisés.
  • Privilégier les implantations semi-enterrées, en forêt.
  • Pour les châteaux d’eau situés en plaine, les camoufler parmi une plantation d’arbres de haut-jets.
  • Eviter de réaliser des clôtures de haies taillées basses qui n’atténuent en rien la présence de l’édifice.
  • Repeindre les châteaux d’eau défraîchis dans une teinte sobre (beige).
  • Faire réaliser une fresque par un artiste, en faire un support de communication sur le Pays (peinture des attraits touristiques).
  • Camoufler l’édifice en y faisant pousser de la vigne vierge (cette plante n’abîme pas les murs).
Partenaires & Outils

Etat / Préfecture DGE (aides à la destruction, à la réhabilitation – le ravalement extérieur simple n’est pas éligible).


 
13.Intégrer les infrastructures de téléphonie mobile

Le Parc Naturel Régional du Perche a élaboré une convention à ce sujet.

En voici les principaux points :

Objectif : Atténuer l’impact des antennes et des mobiliers techniques.
  • Dissimuler des antennes dans les clochers d’églises ou sur des points hauts existants (silo, châteaux d’eau…).
  • Favoriser le regroupement des installations des opérateurs.
  • Porter une attention particulière aux projets très visibles à partir d’axes routiers et de centre-bourgs.
  • Installer les armoires techniques à l’intérieur des bâtiments ou les enterrer quand cela est possible.
  • Lors de la création d’un pylône (en dernier recours), porter une attention particulière au choix du site (éviter les espaces représentant des enjeux écologiques, paysagers ou patrimoniaux).
  • Accompagner la construction d’une réflexion sur les végétaux d’accompagnement ainsi qu’un choix des couleurs et des matériaux pertinents.
Partenaires & Outils

Union Européenne / DDAF : Objectif 2 (« mesure t » : intégration paysagère des mobiliers publics).

CAUE :Conseils architecturaux et paysagers


 
14.Supprimer les décharges sauvages

Les décharges sauvages, situées en bord de routes, en lisières forestières ou encore dans les déclivités naturelles des terrains, constituent de véritables nuisances visuelles. Avant tout, acte d’incivilité, enrayer ces points noirs engage les communes dans une bataille difficile et constante.
 

Objectif : Restaurer les lieux endommagés.
 
  • Nettoyer et poser des clôtures.
  • Mettre en place un programme de collecte et de tri des ordures ménagères.
  • Re-verdir les sites nettoyés.
Partenaires & Outils

Préfecture / Etat : DGE (suppression des décharges sauvages). La réglementation liée aux entrées de ville (obligation d’entretien des terrains non bâtis).


 
15.Abattre les ruines sans valeur patrimoniale

Les constructions en ruines ne mettent pas en valeur les paysages de la campagne ouchoise : elles inspirent une atmosphère d’abandon.
 

Objectif : Eliminer des éléments peu valorisants et pouvant s’avérer dangereux pour la population.
 
  • Recenser les bâtiments en ruine ainsi que leurs propriétaires.
  • Inciter les propriétaires à démolir ces ruines et autres bâtiments désaffectés sans qualité.
  • Les recycler comme carrières de matériaux.
Partenaires & Outils

Etat / Préfecture : DGE (aide à l’acquisition de bâtiments en déshérence et/ou constituant une nuisance esthétique, et situés en périmètre de protection : démolition d’immeubles défigurant les secteurs sensibles). La réglementation relative aux ruines.


 
16. Intégrer l’affichage publicitaire

Une étude menée en 1999 par le service urbanisme de L’Aigle a permis de constater que sur les 125 panneaux publicitaires recensés dans cette commune, 85 ont été identifiés comme illégaux.

D’une manière générale, la prolifération des panneaux aux entrées de ville et les nombreuses enseignes surdimensionnées nuisent au cadre de vie de la population ainsi qu’au développement du tourisme.

Objectif : Rendre plus cohérent la présence et la disposition des publicités et des enseignes.

Respecter la réglementation en matière de secteurs, support et implantation.

Partenaires & Outils

CAUE : Information et conseil.
Commune : La réglementation relative à l’affichage et à la publicité.


 
Communiquer le Pays d’Ouche

17.Sensibiliser la population au pays et au paysage ouchois

Il apparaît très important de développer les actions d’information et de sensibilisation afin d’améliorer les comportements des usagers du territoire. La pleine adhésion de la population sur les objectifs de la charte constitue un de ces enjeux primordiaux.

Par exemple, l’aménagement de sentiers d’interprétation dans un village ou en pleine nature peut viser différents publics : les habitants du lieu, peu informés de la qualité de leur patrimoine ou qui ont perdu l’habitude de regarder d’un oeil neuf leur environnement quotidien et les visiteurs de passages contents de pouvoir apprécier librement et en toute saison la région qu’ils visitent.

Objectif : Faire connaître, apprécier et respecter les paysages qui nous entourent.
  • Mobiliser et responsabiliser habitants et acteurs locaux autour du paysage.
  • Faire prendre conscience de ses atouts, faiblesses et évolutions.
  • Susciter des volontés d’actions individuelles et collectives, et pour cela, associer plusieurs approches :
    • expositions,
    • lectures de paysage,
    • sentiers de découverte avec livret,
    • mise en place d’un observatoire photographique,
    • édition de brochures sur le thème du paysage,
    • jeu-concours,
    • animations ponctuelles autour d’un paysage (fêtes, ateliers, débats…),
    • table de lecture d’un paysage,
    • projection d’un film ou d’un montage de diapositives dans un lieu public,
    • réalisation d’un film, d’interviews…
  • Sensibiliser les scolaires au paysage : intégrer enfants et enseignants à une démarche locale en faveur du paysage, initier des travaux pédagogiques sur ce thème,  inciter l’enfant à partager son expérience avec ses proches et susciter des échanges entre générations, intégrer l’enfant à la vie sociale de sa commune.
  • Aider la population locale à se familiariser avec le milieu agricole, à l’aide par exemple d’un sentier d’interprétation sur l’agriculture. Une meilleure compréhension apporte un plus grand respect et une meilleure entente.
  • Transmettre les savoirs-faire (stages techniques et opérations démonstratives sur la plantation et la taille des haies, la restauration du bâti traditionnel…).
  • Editer des cartes postales du Pays d’Ouche afin de pallier à la standardisation actuelle des cartes disponibles dans les papeteries (vente d’images « clichés » d’une Normandie qui ne reflète pas toujours les spécificités locales…).
Partenaires & Outils

Pays d’Ouche Développement :Actions de sensibilisation, éditions de plaquettes informatives.
CAUE : Conseils, informations.
Chambre d’Agriculture / ADASEA : Concours Ferme et Paysage.
 

Union Européenne / DDAF : Objectif 2 (« mesure o » : élaboration de documents d’informations ; « mesure t » : actions d’animation et de sensibilisation à l’environnement et au paysage).
DATAR :PEP.
Association faune et flore : Organisation de journées découverte, atelier nature pour les enfants…

 
18.Sensibiliser les particuliers, les élus et les constructeurs à l’architecture ouchoise

Depuis le XVIIIème  jusqu’au début du XXème siècle, l’architecture ouchoise s’est particularisée par un mode de construction et une utilisation de matériaux bien spécifiques (silex, grisons, mortier, briques…). Ces bâtiments, que l’on retrouve sur un périmètre bien déterminé, caractérisent et contribuent à distinguer le Pays d’Ouche de ces voisins.

Les caractéristiques du sol se modifiant vers le Perche ou la campagne d’Argentan, l’architecture en fait de même. Nous l’avons vu dans les mesures précédentes, la diversification des architectures des régions de France contribue grandement à leur découverte et aux dynamiques d’installation.
 

Objectif : Promouvoir le respect des identités architecturales locales.
 
  • Expliquer la nécessité de réfléchir à l’architecture, aux matériaux et aux essences végétales afin d’insérer de manière pertinente les constructions nouvelles dans le paysage local.
  • Convaincre de préférer  planter des espèces champêtres aux thuyas, cotonéasters et lauriers… Se référer au document d’accompagnement du POS de la mairie de Saint-Martin-d’Ecublei (cf. annexes) dont les conseils sont très complets : liste des espèces préconisées avec leurs caractéristiques environnementales, recommandation sur la manière de planter et de composer l’espace à aménager. Consulter les fiches du PNR du Perche sur la traitement des abords de maisons (cf. annexes).
  • Inciter les propriétaires à entretenir ou réhabiliter. Ces actions peuvent constituer un outil de développement économique en réactivant les métiers du bâtiment.
  • Inviter les élus à réfléchir sur la progression excessive des prunus et des acacias « boule » dans les aménagements communaux. Préférer des essences locales, à plus grand développement, qui donneront plus de cachet aux bourgs. (cf. annexes « le paysage rural selon Soltner »).
  • Respecter une charte ou un cahier des charges déterminant des recommandations en matière de constructions.
  • Editer des fascicules et réaliser une exposition sur le thème de l’architecture ouchoise.
Partenaires & Outils

Pays d’Ouche Développement :Actions de sensibilisation, édition de plaquettes informatives.
CAUE :Actions pédagogiques auprès des particuliers, des élus, des professionnels, des scolaires…
Communauté de Communes / ANAH / Bureaux d’Etude (Pact Arim, Habitat et Développement…) : OPAH (action d’information et de sensibilisation des habitants).
 Commune / DDE :Permis de construire (sensibilisation du particulier à l’élément paysage).
 

Union Européenne / DDAF : Objectif 2 (« mesure o » : élaboration de documents d’information ; « mesure t » : action d’animation et de sensibilisation à l’environnement et au paysage – action de valorisation de la connaissance des paysages).

 
 
19.« Mettre en scène » le pays par le biais de la RN 26

Les routes sont un moyen de découverte privilégié d’un pays. Elles sont en quelques sortes les « vitrines » des territoires traversés. Des aménagements trop brutaux, la recherche hâtive d’une normalisation sont très préjudiciable à cette harmonie et l’aspect rural, les haies, les plantations doivent être conservées ou renforcées.

Par ailleurs les routes très fréquentées peuvent être un support de communication intéressant pour informer et attirer les automobilistes vers l’intérieur du pays pour y découvrir des patrimoines et des paysages moins accessibles...

Objectif : Exposer et communiquer le patrimoine et le paysage du Pays.
 
  • Maîtriser et renforcer la qualité  des paysages traversés par les grandes infrastructures routières.
  • Interpeller les conducteurs par une signalétique adaptée (s’inspirer les panneaux autoroutier).
  • Réaliser un inventaire des points noirs paysagers et les effacer (réseaux aériens, châteaux d’eau, silo, décharges sauvages…). Réaliser également un inventaire des points remarquables afin de les mettre en valeur (point infos, halte).
  • Diversifier les ambiances paysagères (alternance des ouvertures visuelles de part et d’autre de la route par des effets de « fenêtres » dans les haies et notamment vers des éléments intéressants ou remarquables). L’avantage des alignements est qu’ils permettent d’avoir des échappées visuelles sur les abords.
  • Valoriser les infrastructures routières.
Partenaires & Outils

Union Européenne / DDAF : Objectif 2 (« mesure t » : restauration de haies et plantation de nouvelles haies dans un but de reconstituer un maillage bocager, plantation d’alignement et de boisements paysagers, aménagement paysager des entrées de bourg, restauration des paysages typiques, effacement des réseaux aériens, intégration paysagère des mobiliers publics, action de sensibilisation au paysage.

Etat / Préfecture :DGE (aides pour des opérations d’aménagement urbain et paysager des traverses d’agglomération avec traitement qualitatif marqué ; destruction ou réhabilitation des châteaux d’eau, suppression des décharges sauvages.).
 


DATAR : PEP.La réglementation relative à l’affichage et à la publicité.Le principe d’inconstructibilité.

La réglementation relative à la plantation et à l’entretien des arbres et des haies.
CAUE : Conseil, information, sensibilisation.

Conseil Général : Aides à la plantation de haies.


 
 
20.    Réfléchir aux actions à mener autour de l’autoroute A 28

Le paysage de la A28 au NO du Pays d’Ouche ne va pas sans poser quelques désagréments d’un point de vue environnemental, paysager et économique.

C’est pourquoi l’Etat propose une participation aux financements d’actions qui auront pour but de revaloriser le paysage et le développement des communes traversées à condition que ces projets soient visibles de l’autoroute.
 

Objectif : Saisir l’opportunité d’obtenir des financements pour la valorisation paysagère des communes de Monnai et de Heugon, prochainement traversées par la A28.

Analyser finement les 2 communes afin de faire ressortir les éléments à mettre en valeur et qui seront visibles de la future autoroute. Exemple d’initiatives :

  • Varier les points de vues,
  • Jouer avec le relief des talus,
  • Ouvrir des « fenêtres » panoramiques en abaissant les déblais à hauteur de regard,
  • Mettre en scène l’arrivée de certaines curiosités (églises),
  • Replantation de haies en dehors de la stricte emprise…
Partenaires & Outils

Etat / Concessionnaire d’autoroute / DDE :1 % Paysage et Développement.