Pays d'Ouche Développement

Charte Paysagère


 

DEUXIEME PARTIE

DES OUTILS POUR CONCRETISER

. La Dotation globale de l'équipement (DGE)
. Les aides du Conseil Général à la plantation de haies
. Les aides de la Fondation du Patrimoine
. Les aides de la DRAC pour le patrimoine inscrit 
. L'opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH)
. Le 1% paysage et développement
. Le pole économie du patrimoine (PEP)
. Les sponsors
. Le plan d'occupation des sols (POS) et plan local d'urbanisme (PLU)
. La carte communale
. Le permis de construire et autres autorisations d'urbanisme
. Le principe d'inconstructibilité
. Les monuments historiques ert leurs abords
. La zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAVP)
. La réglementation relative à l'affichage et à la publicité
. La réglementation relatives aux ruines
. La réglementation relative aux installations temporaires
. La réglementation relative aux entrées de ville
. La réglementation relative à la plantation et à l'entretien des arbres et des haies
. La réglementation relative aux friches et à l'entretien des berges
. Le conseil en architecture urbanisme et environnement (CAUE)
. Le concours ferme et paysage 


 
 

LA DOTATION GLOBALE DE L’EQUIPEMENT (DGE)

Programme annuel - 2001.
En quelques lignes...

La DGE permet de subventionner une grande partie des aménagements ayant trait au cadre de vie et à l’environnement. 
Cette aide peut-être attribuée aux communes et CDC

Objectifs
Exemples d’opérations :
  • Aménagements simples d’espaces du domaine public de la collectivité : aménagement de trottoirs, rues, places, parkings, éclairages publics. (Maître d’Ouvrage : Commune, Taux de Base : 20 %, Plafond de Subvention : 200 000 F). Montant minimum des travaux subventionnables : 25 000 F H.T, hors simple réfection de surface.
  • Aménagements simples d’espaces publics résultant d’une approche globale privilégiant la qualité : trottoirs, rues, places, parkings, aménagements paysagers, éclairage public souterrain, mobilier urbain… (M.O : communes, TB : 25 %, PS : 300 000 F, si MO : EPCI, TB : 30 %, PS : 400 000 F.) Avis du SDAP.
  • Opérations lourdes de sécurité routière ou d’aménagement urbain et paysager des traverses d’agglomération avec traitement qualitatif marqué. (M.O : commune, TB : 35 %, PS : 600 000 F, si MO : EPCI, TB : 40 %, PS : 600 000 F). Avis du SDAP.
  • Cimetières : création, extension, réfection des murs et aménagements intérieurs. (MO : commune, TB : 20 %, PS : 60000 F), avis du SDAP. Montant minimum de travaux subventionnables : 15000 F HT.
  • Châteaux d’eau : Destruction, Réhabilitation. (M.O : commune, EPCI, TB : 30 %, PS : 120 000 F). Le ravalement extérieur simple n’est pas éligible.
  • Décharges : suppression des décharges sauvages (M.O : commune, TB :  20 %, si MO : EPCI, TB : 30 %, plafond de subvention : 100000 F).
  • Aménagement en logements locatifs sociaux de bâtiments non affectés auparavant à une commune ou à un EPCI : logements d’instituteur désaffectés et presbytères éligibles, logements d’intérêt patrimonial non-occupé depuis un an au minimum et en état d’abandon et de délabrement. (M.O : Commune/ EPCI si propriétaire ou bail à réhabilitation, TB : 50 %, PS : 150 000 par logement.
  • Aide à l’acquisition de bâtiments en déshérence et/ou constituant une nuisance esthétique, et situés en périmètre de protection (ZPPAUP, abords Monuments Historiques et/ou sites) (M.O : commune ou EPCI, TB : 20 %, PS : 300000 F). Cette opération est destinée à favoriser la mise en valeur patrimoniale et environnementale des communes (restauration de bâtiments de qualité, - la réhabilitation à but de logements locatifs sociaux, et/ou, la démolition d’immeubles défigurant les secteurs sensibles). Avis du SDAP.
Avantages financiers
(voir objectif)
Références réglementaires
Document de programmation : « Guide des principales aides de l’Etat aux collectivités locales »
Démarche
Il s’agit de remplir un dossier de demande de subvention, de préférence au premier trimestre de l’année (cf. annexes).  Les services de la préfecture instruisent et notifient l’aide au maître d’ouvrage. La collectivité doit avoir reçu l’arrêté attributif de subventions pour pouvoir engager les travaux.
Qui contacter ?
 Préfecture, 39, rue Saint Blaise, 61 000 Alençon, au 02 33 80 60 64.

 

LES AIDES DU CONSEIL GENERAL A LA PLANTATION DE HAIES 

En quelques lignes...
Le Conseil Général de l’Orne allègue une aide à  toutes personnes (particuliers, agriculteurs, associations ou collectivités…) désireuses de créer des haies champêtres.

La collectivité rappelle la charte de bonne conduite, les « cinq clés de la réussite » :

  • Priorité absolue aux essences locales (cf. liste en annexes)
  • Association souhaitée de plusieurs espèces
  • Utilisation de jeunes plants
  • Travail du sol en profondeur et superficiel au bon moment
  • Utilisation d’un paillage. 
Objectifs
Créer ou reconstituer  des trames bocagères.
Avantages financiers
L’aide financière est de 1 Euros  le mètre linéaire sur une longueur minimale de 200 mètres.
Références réglementaires
Démarche
Contacter la Chambre d’Agriculture qui enverra au demandeur le dossier de demande de subvention. Cette structure peut aider à monter les dossiers et propose des conseils techniques.

Compléter et renvoyer le dossier au Conseil Général. La subvention sera versée sur présentation de la facture acquittée accompagnée d’un R.I.B.

Qui contacter ?
M. Nevoux, technicien haies et aménagement paysager à la Chambre d’Agriculture, tel 02 33 31 48 00

52 Bd du 1er Chasseurs
BP 36
61 001 Alençon Cedex

Mme Thouin au Conseil Général de l’Orne

Hôtel du Département
DSA/ SARE
BP 528 61 017 Alençon Cedex, O2 33 81 60 00.


 

LES AIDES DE LA FONDATION DU PATRIMOINE

En quelques lignes...

La Fondation du Patrimoine est un organisme national privé indépendant à but non lucratif (association loi 1901) qui vise à promouvoir la sauvegarde, la connaissance et la mise en valeur du patrimoine non protégé par l’Etat.
 

Objectifs
L’intervention de la Fondation du Patrimoine peut permettre à un propriétaire privé détenteur d’un bien immobilier (habitable ou non) particulièrement représentatif en matière de patrimoine et non protégé au titre des Monuments Historiques de bénéficier de déductions fiscales et de subventions à l’occasion de travaux de sauvegarde ou de restauration. Il s’agit plus précisément de l’attribution d’un « label ».

Les travaux - contrepartie des avantages fiscaux - doivent être visibles de la voie publique ; il s’agit donc essentiellement de travaux concernant les toitures, les façades et les pignons, qui doivent être restaurés dans les « règles de l’art ».

Seuls sont concernés les bâtiments appartenant à des particuliers imposables à l’impôt sur le revenu. Sont donc exclus les bâtiments propriétés des collectivités locales ou d’associations.

Avantages financiers
Il s’agit d’une déduction fiscale des revenus imposables. Elle est de :

100 % des frais déboursés par le propriétaire (après déduction des subventions perçues) si les subventions recueillies sont d’au moins 20 % du montant total des travaux.
 50 % des frais déboursés par le propriétaire si les subventions recueillies se situent entre 5 et 20 % du montant des travaux.

La Fondation du Patrimoine apporte une subvention d’une fourchette comprise entre 5 et 20 % du montant des travaux toutes taxes comprises. Quant aux gros chantiers (montant des travaux supérieur à un million de francs), la Fondation apporte 1 à 5 % du budget.
 

Références réglementaires
Loi du 2 juillet 1996 relative à la création de la Fondation du Patrimoine.
Démarche
Le propriétaire doit établir un dossier en liaison avec le délégué départemental de la Fondation du Patrimoine. Il ne peut demander qu’un seul label pour un programme s’étalant sur 5 ans maximum.

Les dossiers doivent être validés par un comité d’orientation réunissant autour du délégué départemental de la Fondation du patrimoine des personnalités qualifiées. Le dossier est approuvé par l’Architecte des Bâtiments de France puis par le délégué départemental et est labellisé par le délégué régional de la Fondation du Patrimoine.

(cf. annexes pour les détails et pour connaître les éléments à apporter au dossier).

Qui contacter ?
Mlle Hinault, Chargée de mission auprès de la délégation régionale de Basse-Normandie, (54, rue Saint Blaise 61 000 Alençon) au 02 33 81 60 00.

 

LES AIDES DE LA DRAC POUR LE PATRIMOINE INSCRIT, CLASSE OU NON PROTEGE

En quelques lignes...

Ce sont des aides à la restauration des parties extérieures des bâtiments.

Elles sont le plus souvent octroyées dans le cadre d’actions collectives (approche thématique ou territoriale : charte de pays, projet de développement touristique…).
 

Objectifs
L’enjeu est de permettre la sauvegarde du patrimoine bâti rural tant pour le cadre de vie des habitants que pour l’attrait des secteurs concernés. De plus, il s’agit de valoriser l’identité du Pays d’Ouche en préservant et en mettant en valeur les spécificités de ses constructions (matériaux utilisés, formes de constructions, types de construction…).
Avantages financiers
Les aides varient en fonction de l’intérêt du patrimoine et sont en général de l’ordre de 20%. Elles sont attribuées prioritairement aux collectivités locales, avec une enveloppe limitée chaque année.
Références réglementaires
Décret n°99-1060 du 16 décembre 1999.

Arrêté du 30 mai 2000

Démarche
Demander un dossier de demande de subvention au titre du patrimoine classé, inscrit ou non protégé, adressé auprès de la DRAC ou du SDAP.
Qui contacter ?
Contacter préalablement Mme Dabon à l’association « Pays d’Ouche Développement » pour savoir si une opération groupée existe sur le secteur : 13 rue des Ferrons, BP 8, 61 550 La Ferté-Fresnel, 02 33 84 87 23.

 SDAP, 15 bis, rue de Fresnay, 61 000 Alençon, 02 33 26 03 92.


 

L’OPERATION PROGRAMMEE D’AMELIORATION DE L’HABITAT (OPAH)

En quelques lignes...
L’OPAH a pour objet l’amélioration du parc immobilier bâti. Elles tendent à améliorer l’offre de logements, en particulier locatifs, ainsi qu’à maintenir ou à développer les services de voisinage en zone urbaine, comme en milieu rural.

La démarche OPAH est un dispositif concerté donnant lieu à une convention entre l’Etat (représenté par le préfet), l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) et la collectivité locale concernée, et reposant sur l’adhésion des propriétaires qui sont incités par des subventions à améliorer leur logement.

Objectifs
L’OPAH renforce les dispositifs existants en matière d’aide financière aux propriétaires. Elle propose des taux et des plafonds d’aides plus intéressants, abaisse les seuils de revenus pour les propriétaires occupants et améliore l’accès à ces aides à travers une communication appropriée et une aide au montage des dossiers.

Ainsi, en incitant les propriétaires privés à réhabiliter l’habitat ancien, l’OPAH jouent un rôle important dans la conservation de l’architecture et participent largement, en milieu rural, à la revitalisation des bourgs et des villages.

Avantages financiers
Références réglementaires
Il existe trois aides différentes :

- La Prime à l’Amélioration de l’Habitat (PAH)
Le montant total des travaux pris en compte est de 85 000 F TTC. (cf. annexes pour les détails)

- La subvention de l’ANAH

  • les propriétaires occupants obtiennent 25 % du montant des travaux,
  • les propriétaires bailleurs et les locataires obtiennent également 25 % du montant des travaux, mais si la CDC participe, l’aide peut être portée à 45 %


- La Prime à l’Amélioration des Logements à Usage Locatif et à Occupation Sociale (PALULOS).
(cf. annexes pour détail sur les travaux subventionnables)

Référence réglementaire
Code de la construction et de l’habitation, art. L 303-1

Circulaire n°92-22 du 27 août 1992 du Ministère de l’Equipement, du Logement et des transports.

Démarche
La CDC établi un cahier des charges via la DDE (maître d’œuvre). La CDC choisit un bureau d’étude selon le code des marchés publics. Ce dernier réalise une étude de faisabilité sur la mise en place d’une OPAH, qui doit être validée par l’Etat et par la région. L’animation d’une OPAH est alors mise en place pour une durée initiale de trois ans. Le bureau d’études doit informer et sensibiliser les habitants ; une permanence accueille le public.

(cf. annexes pour détails sur l’étude pré-opérationnelle, le suivi-animation et la constitution du dossier)

Qui contacter ?
Les bureaux d’études :
  • Habitat et Développement 

  • 52 Bd du 1er Chasseurs 
    BP 36 61 001 Alençon Cedex
    02 33 31 49 89
  • Mouvement Pact Arim

  • 8 Bd du Général Weygand
    14 000 Caen
    02 31 86 70 50

 

LE 1% PAYSAGE ET DEVELOPPEMENT

En quelques lignes...
Le 1 % paysage et développement est une politique de valorisation paysagère et de développement économique pour les collectivités riveraines des grandes infrastructures autoroutières.

L’engagement de cette politique traduit la volonté de l’Etat de permettre aux collectivités riveraines de ces grandes infrastructures de valoriser autant que possible, en termes de retombées économiques, l’investissement exceptionnel qu’elles représentent, mais aussi sa détermination de maîtriser certains effets négatifs qu’elles sont susceptibles d’induire dans leur environnement proche..

Objectifs
La politique dite du « 1% paysage et développement » a été engagée avec les constructions des autoroutes. Elle a permis, en partenariat avec les collectivités locales concernées, de consacrer 1% du montant total des ouvrages à des travaux visant à réhabiliter et mettre en valeur des paysages environnant l’infrastructure et situés hors de l’emprise routière. Sur la proposition du ministère de l’Equipement, considérant que de telles actions peuvent constituer des éléments forts de développement économique et touristique, il est décidé d’étendre cette démarche aux autoroutes concédées ainsi qu’aux autoroutes non concédées (LACRA) et à de grands axes structurants (RN) en consacrant 1% du montant des travaux financés par la société concessionnaire ou par l’Etat à cette démarche, dans la mesure où les collectivités territoriales concernées apportent une participation financière du même ordre de grandeur
Avantages financiers
 . pour les porteurs de projets privés : 30% du coût des travaux, avec un plafond d'aide de 7622 €
. pour les porteurs de projets publics : 35%, sans plafond d'aide.
Références réglementaires
Circulaire n°96-19 des Ministères de l’Equipement, de la Fonction Publique et de l’Environnement  du 12 décembre 1995, relative à la politique du 1% paysage et développement sur les autoroutes et les grands itinéraires inter-régionaux.
Exemples d'opérations éligibles sur l'enveloppe Alis
. Maintenir ou reconstituer les travaux végétales et les clôtures
. Garantir homogénéité paysagère des hameaux
. Aménager les sièges d'exploitation agricole
. Réhabiliter les espaces et les éléments dégradés
. Effacer les rréseaux aériens visibles depuis l'A28
. Restaurer entretenir et gérer les espaces naturels remarquables
. Réhabiliter le bâti et l'habitat traditionnel ancien de qualité
. Restaurer et valoriser les monuments et leurs abords
. Requalifier des façades ou des ensembles urbains dégradés
Qui contacter ?
Mme Emmanuelle DABON 
Pays d'Ouche Développement
13 rue des Ferrons
61550 La Ferté-Fresnel
E-mail : info@pays-d-ouche.com

 

LE POLE D’ECONOMIE DU PATRIMOINE (PEP)

En quelques lignes...
Le concept de pôle d’Economie du patrimoine (PEP) a été défini lors du CIAT du 20 septembre 1994 puis confirmé à l’occasion du CIADT du 15 décembre 1997. L’Etat a ainsi décidé d’appuyer des projets de développement territoriaux tirant partie de l’existence d’un patrimoine.

Un PEP, pour répondre à son exigence de développement économique global, est avant tout un projet de territoire. Ce territoire peut être délimité de plusieurs manières :

  • une entité géographique ou historique reconnue, qui peut se traduire par un fort sentiment de reconnaissance et d’appartenance sociale, exprimé par la population.,
  • une zone d’échange ou d’activité économique,
  • une zone d’influence économique, historique ou culturelle d’une agglomération ou d’un site prestigieux,
  • un territoire matérialisé par une structure de gestion intercommunale.
Les projets concernés doivent structurer leur démarche à partir d’un patrimoine.

Mais celui-ci doit être compris au sens large et peut concerner :

  • le patrimoine monumental classique,
  • le patrimoine rural vernaculaire ou le patrimoine industriel,
  • les paysages et l’ensemble des richesses environnementales. 
Objectifs
       Définir de véritables projets de développement global, associant l’ensemble du corps social local et du tissu économique,
  • Exiger  une vision contemporaine du patrimoine, résolument tournée vers l’avenir.
Avantages financiers
La DATAR finance l’étude de coordination du PEP, qui peut être réalisée par un acteur local ou un bureau d’étude. Les opérations réalisées par la suite sont à la charge des collectivités.
Références réglementaires
CIAT du 20 septembre 1994
CIAT du 15 décembre 1997
Démarche
Le PEP sont mis en place à une échelle intercommunale. Les principaux décideurs locaux, notamment les élus, doivent s’approprier progressivement la démarche. Ils peuvent voir leur action soutenue par une association de bénévoles, de producteurs ou de chefs d’entreprises locaux.

Compte tenu du rôle d’initiateur que joue l’Etat dans la démarche des Pôles d’Economie du Patrimoine, et afin d’assurer la plus grande proximité des processus avec les réalités du terrain, il revient aux préfets au travers de leurs représentants, de susciter et de suivre les différentes initiatives. Cependant le rôle de l’Etat n’exclut pas l’implication de structures dépendant en particulier des collectivités locales et les partenaires locaux qui doivent se nouer à l’occasion de ces démarches. Chaque projet devra être suivi par un comité de pilotage. Les études à mener pourront être confié à des cabinets spécialisés.

Qui contacter ?
 DATAR
1, avenue Charles Floquet
75 343 Paris Cedex 07
01 40 65 11 09

 

LES SPONSORS

Exemple : Le fonds « IMAGINE » du Crédit Agricole
En quelques lignes...
« Imagine » est un fonds de développement du Crédit Agricole Mutuel normand.

Il a pour but de soutenir des projets présentant un intérêt réel pour la région et ses habitants.

Pour être éligibles au fonds, les actions doivent être d’intérêt collectif, et présentées par des associations, des collectivités ou les chambres consulaires.

Objectifs
Ces projets détectés par le réseau d’administrateurs des Caisses Locales doivent contribuer aussi bien au développement économique local, qu’à la sauvegarde du patrimoine et de l’environnement ou à l’action éducative et sociale.
Avantages financiers
Le fonds intervient sous forme de subventions, de prêts d’honneur, de bonification de prêts ou de dons en matériel.
Afin d’avoir un effet de levier significatif, les subventions sont d’un minimum de 15 000 francs.
Références réglementaires
Démarche
Pour qu’un projet soit retenu, il doit répondre au moins à l’un de ces critères :
  • Développer le territoire local (d’un point de vue économique, social, touristique ou culturel),
  • Sauvegarder le patrimoine de la région,
  • Sauvegarder l’environnement,
  • Mener une action éducative ou sociale.
Il suffit par la suite de retirer un dossier de demande de subvention dans une agence du Crédit Agricole Mutuel normand et de le remplir dûment. (cf. annexes pour détails du dossier type)
Qui contacter ?
Votre agence Crédit Agricole,
Le service communication et caisses locales du Crédit Agricole Mutuel Normand

Avenue de Paris
50 009 St-Lô Cedex  Ou

52, bd du 1er Chasseurs - BP 60
61 002 Alençon Cedex

Nota

Il existe d’autres organismes (La Poste, EDF-GDF, etc…) qui peuvent également financer pour partie des projets menés dans le même esprit. Il suffit alors de se renseigner auprès des différentes sociétés et de présenter ses idées.


 

LE PLAN D’OCCUPATION DES SOLS (POS) ET LE PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU)

En quelques lignes...
Depuis la  loi paysage du 8 janvier 93, les POS ont pris en compte « la préservation de la qualité des paysages et la maîtrise de leur évolution ». La loi sur la Solidarité et le Renouvellement Urbain a institué  le Plan Local d’Urbanisme en remplacement du Plan d’Occupation des Sols. Ce document est enrichi par l’intégration de la notion de Développement Durable, introduite en 1995. Toutefois, le PLU reprend les mêmes engagements que le POS en matière de paysage, à savoir : le diagnostic communal  permet de déterminer les éléments à préserver et les directions souhaitables du développement et peut prévoir les formes et les essences à promouvoir.
Objectifs
Le POS/ PLU  permet, d’un point de vue paysager :
  • d’identifier et de localiser, indépendamment du zonage, les sites méritant d’être protégés,
  • de localiser à l’intérieur du village les terrains cultivés à protéger et inconstructibles,
  • de définir les règles qui permettront aux constructions nouvelles de s’insérer dans l’ensemble bâti,
  • de mettre en zone inconstructible les abords du village qui méritent d’être préservés de l’urbanisation,
  • de définir les caractéristiques des secteurs d’extension de l’urbanisation (constructions, plantations, clôtures…).
Dans les zones urbaines, des dispositions relatives à la hauteur peuvent être prévues dans un quartier ou pour certaines rues afin de préserver les perspectives donnant sur un paysage ou sur un monument. Des prescriptions architecturales plus contraignantes peuvent être nécessaires dans une partie de zone pour protéger l’aspect extérieur des constructions existantes (dans un quartier ancien ou aux abords d’un monument).

La zone ND est une zone à protéger soit en raison de l’existence de risques naturels ou de nuisances, soit en raison de la qualité des sites et des paysages. Dans ce secteur, les travaux divers sont soumis à autorisation et peuvent être interdits, toute démolition projetée  nécessite l’obtention préalable d’une autorisation, qui fera l’objet lors de l’instruction d’une consultation de l’ABF.

L’article L. 123-1 7° du code de l’urbanisme prévoit que le POS peut identifier des éléments du paysage, qu’ils soient naturels ou architecturaux, qui ne font pas l’objet de protection particulière (MH ou sites). Ainsi, des éléments ayant un intérêt suffisant peuvent être repérés sur un document graphique et être préservées. Dans le cas par exemple d’un espace dont la qualité paysagère dépend d’un maillage de haies, l’essentiel est que ces structures soient préservées dans le temps sans pour autant les figer dans leur état actuel. Ainsi, les haies peuvent être déplacées, remplacées, recomposées, à partir du moment où la structure du paysage n’en est pas altérée.

Depuis la loi paysage, le classement en espace boisé classé peut également s’appliquer à des arbres isolés, des haies et des plantations d’alignement. Le défrichement est alors absolument interdit et les coupes et les abatages soumis à autorisation du maire.

Avantages financiers
Références réglementaires
Loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain, loi N°76-629 du 10 juillet 1976 relative à la Protection de la Nature,

Art. L 123-1; L 123-2; L 123-16; L 123-17; L 123-18, L 123-19; L 123-21

Démarche 
Une fois la mise en place du PLU approuvé par le conseil municipal, la commune doit contacter la DDE. Elle soumet son projet d’élaboration sur lequel la DDE définit le type de procédure à mettre en place (PLU ou carte communale). La commune missionne un bureau d’études pour réaliser le document diagnostic. Le PLU doit contenir un rapport de présentation, un document relatif au projet d’aménagement et de développement durable, un règlement (contenant également des cartes) et des annexes.
Qui contacter ?   Responsable du Département « Urbanisme » au Service Aménagement et Habitat à la DDE - Cité Administrative, Place Bonnet, 61 013 Alençon Cedex, 02 33 32 50 50.

 

LA CARTE COMMUNALE

En quelques lignes...
Décidée sur l’initiative de la commune et élaboré conjointement avec le représentant de l’Etat, une carte communale permet, en l’absence de plan d’occupation des sols, de préciser sur le territoire les modalités d’application du règlement national d’urbanisme. La carte communale suspend la règle de la constructibilité limitée..
Objectifs
La carte communale permet de définir sur le territoire des secteurs urbanisés, des secteurs agricoles dans lesquels ne seront autorisés que les constructions liées à l’activité agricole, des secteurs naturels inconstructibles pour la qualité de leur paysage, leur intérêt écologique ou l’existence de risques et de nuisances incompatibles avec l’habitat..
Avantages financiers
Références réglementaires
Code de l’urbanisme : art. L. 111-1-3

Loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain.

Décret n°2001-260 du 27 mars 2001 modifiant le code de l’urbanisme et le code de l’appropriation pour cause d’utilité publique, et relatif aux documents d’urbanisme..

Démarche
Approuvée par le préfet après une délibération du conseil municipal, la carte communale n’est pas un document d’urbanisme. Elle permet simplement de définir une règle préalable à la délivrance des demandes d’autorisation d’utilisation du sol, pour lesquelles l’Etat demeure compétent.
Qui contacter ?
Service Aménagement et Habitat à la DDE
Cité Administrative
Place Bonnet
61 013 Alençon Cedex
Tél. : 02 33 32 50 50

 

LE PERMIS DE CONSTRUIRE ET AUTRES AUTORISATIONS D’URBANISME

En quelques lignes...
Toute autorisation d’urbanisme (PC, de démolir, d’aménager un terrain de camping) peut être refusée ou n’être accordée que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales, si le projet de construction, de démolition, d’aménagement de terrain de camping est de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.

En l’absence de POS, les règles nationales d’urbanisme servent de base pour les permis de construire. Toute construction qui ne s’intègre pas dans les paysages naturels notamment peut être refusée.

Depuis la loi paysage de 1993, un volet paysager a été inclus dans le permis de construire. Celui-ci présente et montre les dispositions qui seront prises pour intégrer le bâtiment dans son environnement. Cette démarche, véritablement paysagère, se heurte actuellement à un problème de compétences. Il est difficile de demander à un particulier de fournir de tels documents et d’anticiper sur l’aspect paysager futur de son projet sans être conseillé ou formé. Cependant, l’objectif et l’intérêt essentiel de ce volet résident dans une sensibilisation du particulier à l’élément paysage.

(cf. annexes : « Les pièces du volet paysager dans le dossier d’instruction du permis de construire »)

Objectifs
Le décret du 18 mai 1994 et la circulation du 30 juin 1994 précisent la nature de ce nouveau volet du permis de construire. D’une part, il s’agit de demander au pétitionnaire de réfléchir à l’intégration de sa construction dans son environnement et ensuite de donner à l’autorité administrative qui a le pouvoir de délivrer le PC, les moyens d’apprécier l’atteinte que pourrait constituer le projet dans le site.

Le permis de construire comprend un volet paysager. Le code de l’urbanisme (art. R111-14-2 et R111-21) permet de s’opposer à des projets de nature à porter atteinte à l’environnement, aux sites ou aux paysages. L’autorisation de lotir comportera également un volet paysager. Le projet de loi SRU indique qu’elle devra préciser « le projet architectural et paysager du futur lotissement ». A signaler aussi que les travaux risquant de détruire des éléments de paysage identifiés dans le POS sont soumis à autorisation préalable (art. L123-7 du Code de l’urbanisme).

Avantages financiers
Références réglementaires
Code de l’urbanisme : art. R. 111-21 et L. 421-2

Loi n°93-24 du 8 janvier 1993 relative à « La protection et la mise en valeur des paysages ».

Démarche
Le propriétaire dépose une demande auprès de sa commune. Cette dernière transmet pour avis et instruction à la DDE.

Le dossier du permis de construire doit comporter un volet paysager précisant par des documents graphiques et photographiques la façon dont la construction projetée s’insérera dans son environnement et quel sera son impact visuel. Il doit également indiquer comment seront traités les accès et les abords de la construction.

Aucune autorisation d’urbanisme concernant un projet situé dans un espace protégé et à ce titre, soumis à autorisation spéciale (abords d’un monument historique, réserve naturelle, secteur sauvegardé, site classé, ZPPAUP) ne peut être délivrée sans l’accord de l’autorité compétente en matière de protection.

Pour les constructions inférieures à 20 m², il suffit de déposer une déclaration de travaux.

Qui contacter ?
Sa mairie.

 

LE PRINCIPE D’INCONSTRUCTIBILITE

En quelques lignes...
Le principe d’inconstructibilité s’applique le long des axes à grande circulation, dans des bandes d’une profondeur variable selon la nature de la voie :
  • 100 mètres de part et d’autre de l’axe des autoroutes, des routes express et des déviations au sens du Code de la voirie routière
  • 75 mètres de part et d’autre de l’axe des autres routes classées à grande circulation.
Cette mesure est applicable dans toutes les communes, qu’elles soient dotées ou non d’un POS et que les secteurs concernés soient ou non intégrés à une zone d’aménagement concerté (ZAC).

Dès que des études préalables montrent la nécessité d’une extension urbaine le long des axes routiers et permettent de définir dans le POS de façon précise et détaillée ses conditions d’intégration, la règle d’urbanisme doit être particulièrement précise en ce qui concerne :

  • la définition de la forme urbaine souhaitée (impact visuel de la future zone),
  • le traitement de l’aspect extérieur des constructions (choix de matériaux, de couleurs, de formes qui adouciront l’impact visuel des constructions),
  • La gestion des aires de stationnement qui dans ces zones devront faire l’objet d’études tant du point de vue quantitatif que qualitatif dans le but d’éviter la création de vastes espaces inutilisés sauf aux heures d’affluence,
  • Le traitement des espaces libres et des plantations, qui auront un rôle déterminant dans la perception visuelle et qualitative de la zone. 
Objectifs
Avantages financiers
Références réglementaires
Art. L111-1-4 du Code de l’Urbanisme 

 

LES MONUMENTS HISTORIQUES ET LEURS ABORDS

En quelques lignes...
La protection des monuments historiques s’étend à des édifices très divers dont la conservation apparaît nécessaire (châteaux, manoirs, cathédrales, parcs, maisons d’habitation, bâtiments industriels, gares, cinémas, hôtels…).

Le classement ou l’inscription d’un immeuble au titre des monuments historiques entraîne automatiquement une servitude de protection de ses abords. Elle s’applique à tous les immeubles et les espaces situés à l’intérieur d’un périmètre de 500 m de rayon autour d’un monument et dans son champ de visibilité. Tous les travaux à l’intérieur de ce périmètre ou susceptibles de modifier l’aspect des abords, doivent avoir recueilli l’accord de l’ABF. Cette servitude répond à la nécessité de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’atteinte visuelle grave au monument, à son écrin bâti ou végétal, ainsi qu’aux perspectives qui s’ouvrent devant lui.

Objectifs
Il s’agit de préserver et de sauvegarder un patrimoine historique important dans son contexte historique et territorial. Il existe deux degrés de protection en fonction des caractéristiques et de la valeur patrimoniale du monument : le classement et l’inscription.
  • lorsqu’un immeuble est classé, il ne peut être détruit, déplacé ou modifié, ni être l’objet d’un travail de restauration ou de réparation sans l’accord préalable du préfet de région..
  • lorsqu’un immeuble est inscrit, il ne peut être détruit sans l’accord du Ministre chargé de la Culture. Toute modification, restauration ou réparation doit faire l’objet d’une demande de permis de construire dont un exemplaire est adressé au Directeur Régional des Affaires Culturelles qui émettra un avis sur le projet.
Les immeubles classés et inscrits ne peuvent être cédés sans que le Ministère chargé de la Culture en soit informé.
Avantages financiers
Le propriétaire d’un bâtiment protégé peut bénéficier de déductions fiscales de charges liées à sa propriété :
  • 100% de la part à sa charge des travaux subventionnés,
  • 100 % des frais résultant de l’ouverture du monument à la visite et  100 % des autres charges si le monument est ouvert à la visite ( 50 % des autres charges si le monument n’est pas ouvert à la visite),
  • Exonération totale des droits de mutation (succession et donation) subordonnée à la passation d’une convention type entre l’Etat et les héritiers ou les donataires, composant un certain nombre d’engagements (ouverture au public, entretien des biens, maintien et présentation des biens à la visite, mise à disposition gratuite des collectivités). Les propriétaires publics ou privés de monuments protégés peuvent également bénéficier d’avantages financiers, sous forme de subventions pour des travaux..
Références réglementaires
Loi du 31 décembre 1913 et ses décrets d’application.
Démarche
La demande de protection doit être adressée au Directeur Régional des Affaires Culturelles. Celle-ci doit comprendre une fiche signalétique et documentaire (situation juridique, insertion dans l’environnement paysager ou urbain, intérêt historique et archéologique, état de conservation, etc…). Le dossier de protection est instruit par la Commission Régionale des Monuments Historiques qui examine la demande et donne un avis sur l’intérêt de l’édifice et sur la nature de la protection proposée (inscription ou classement).
Qui contacter ?
Mme Gautier-Desvaux, Directeur Régional des Affaires Culturelles ou M. Henriot, Conservateur Régional des Monuments Historiques à la DRAC pour les demandes de protection et les travaux sur un monument protégé, 13 bis rue Saint-Ouen, 14 052 Caen Cedex 04, 02 31 38 39 40.

Mme RICHEBRACQUE, Architecte des Bâtiments de France, au Service Départemental de l’Architecture (SDAP), pour les travaux dans les abords des MH, Logis Saint-Léonard, 15 bis, rue de Fresnay, 61 000 Alençon, 02 33 26 03 92.


 

LA ZONE DE PROTECTION DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL, URBAIN ET PAYSAGER (ZPPAUP)

En quelques lignes...
C’est un outil adapté aux communes disposant d’un patrimoine architectural, paysager, un site naturel de qualité particulière. La ZPPAUP permet aux communes qui le souhaitent de prendre en charge à leur initiative, et en collaboration avec l’Etat, la protection et la mise en valeur de leur patrimoine bâti ou paysager.
Objectifs
La zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager constitue un outil de protection particulièrement adapté aux communes rurales. Elle permet en effet à la commune :
  • d’identifier, à l’échelle de l’ensemble de son territoire, ce qui constitue son patrimoine et ses paysages : silhouette du village, monuments, ensembles bâtis, espaces publics, petits édifices ruraux, vestiges archéologiques, sites et paysages, plantations et boisements, cheminements…
  • de définir un projet global de protection et de mise en valeur.
Ce cahier des charges peut comprendre à la fois des prescriptions précises et des recommandations, véritable système de références. Liant l’Etat et la collectivité, la ZPPAUP est donc une charte de bonne gestion devant permettre d’éviter les conflits, d’assurer une pérennité aux actions entreprises pour la conservation du patrimoine.

Sur le fond, la ZPPAUP permet de définir l’état souhaité du patrimoine paysager mais ne peut obliger à restaurer et encore moins à entretenir, sauf à l’occasion de travaux engagés par les propriétaires. Il en est de même pour le patrimoine végétal (pas d’effets sur la taille des haies).

La création d’une ZPPAUP suspend la servitude de protection des abords des monuments historiques, ainsi que les effets des sites inscrits. C’est une servitude d’utilité publique qui s’impose au POS.

Aucune modification de l’aspect extérieur des immeubles (bâtis ou non bâtis) ne peut être réalisée sans l’accord de l’ABF, qui en vérifie la conformité avec les dispositions du règlement de la ZPPAUP.

Avantages financiers
Références réglementaires
Loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à « La répartition des compétences entre les communes, les départements, les régions et l’Etat » modifiée par la loi n° 93-24 du 8 janvier 1993 relative à « La protection et la mise en valeur des paysages », et ses décrets d’application.
Démarche
Mise en œuvre sur l’initiative de la commune (ou avec l’accord du Conseil Municipal) et élaborée sous sa responsabilité avec l’assistance de l’architecte des bâtiments de France, la ZPPAUP est créée et délimitée par un arrêté du préfet de région avec l’accord  de la commune et après avis du Conseil Régional du Patrimoine et des Sites. La création de la ZPPAUP est assortie d’un règlement définissant clairement les prescriptions applicables sur son territoire.

Le règlement appliqué a été au préalable défini avec la commune et approuvé par elle ; le Maire peut s’opposer à la position de l’ABF. Si les deux autorités ne parviennent pas à se mettre d’accord sur l’interprétation du règlement à voir, il est fait appel au Préfet de Région, qui émet un avis. Cet avis se substitue à celui de l’ABF.

Qui contacter ?
M. Gautier, Architecte des Bâtiments de France au Service Départemental  de l’Architecture et du Patrimoine (SDAP)

Logis Saint Léonard
15 bis, rue de Fresnay
61 000 Alençon
02 33 26 03 92


 

LA REGLEMENTATION RELATIVE A L’AFFICHAGE ET A LA PUBLICITE

En quelques lignes...
Le règlement national des enseignes fixe les conditions d’installation des enseignes en matière d’emplacement, de surface et de hauteur.
Objectifs
La réglementation de la publicité définit le cadre réglementaire qui garantit à la fois la liberté d’expression et la protection de la qualité du cadre de vie et des paysages, avec notamment :
  • l’interdiction absolue de la publicité sans aucune dérogation possible dans les espaces et sur les immeubles les plus sensibles (monuments historiques, arbres, sites classés, réserve naturelle).
  • l’interdiction de la publicité dans les espaces sensibles, avec la possibilité, sous certaines conditions, de réinsérer la publicité par l’institution de zones de réglementation spéciale (ZPPAUP, secteurs sauvegardés, sites inscrits, à moins de 100 m dans le champ de visibilité des MH et en dehors des agglomérations...).
En dehors de ces secteurs, la publicité est autorisée dans les agglomérations, dans le respect des prescriptions fixées par le règlement national de la publicité en matière d’emplacement, de surface et de hauteur.

(cf. annexes : synthèse de la réglementation nationale)

Avantages financiers
Références réglementaires
Loi n° 79 - 1150 du 29 décembre 1979 relative à la réglementation de l’affichage et de la publicité,

Loi n° 95 - 101 du 2 février 1995 relative à la protection du cadre de vie,

Décret n° 75 - 95 du 13 février 1975 et ses arrêtés d’application

Circulaire n°97-50 du Ministère de l’Environnement du 26 mai 1997..

Démarche
Le maire ou, à défaut, le préfet, sur demande ou après avis du conseil municipal et après avis de la commission départementale compétente en matière de sites, peut interdire par arrêté toute publicité sur des immeubles présentant un caractère esthétique, historique et pittoresque.

La délimitation des zones de publicité autorisée, des zones de publicité restreinte ou des zones de publicité élargie, ainsi que les prescriptions qui s’y appliquent, sont établies à la demande du conseil municipal.

Dès la constatation d’une publicité, d’une enseigne ou d’une pré-enseigne irrégulière au regard des dispositions des textes réglementaires, le maire ou le préfet prend un arrêté ordonnant, dans les quinze jours, soit la suppression, soit la mise en conformité ainsi que, le cas échéant, la remise en état des lieux.

Le maire ou le préfet peut faire procéder d’office à la suppression immédiate de cette publicité. Toutefois, si cette publicité a été apposée dans une propriété privée, le maire doit en informer le propriétaire. Les frais de l’exécution d’office sont supportés par la personne qui a apposé ou fait apposé cette publicité.

Est puni d’une amende de 25 000 francs le fait d’apposer, de faire apposer ou de maintenir après mise en demeure une publicité, une enseigne ou une pré-enseigne. L’amende est appliquée autant de fois qu’il y a de publicités.

L’installation des dispositifs ou des matériels supportant de la publicité doit être déclarée auprès du maire, qui agit en la matière au nom et sous la responsabilité de l’Etat, et du préfet du département.

L’installation d’un dispositif publicitaire sans déclaration préalable est sanctionnée d’une amende administrative de 5000 francs infligée par le préfet. Cette amende sanctionne deux cas : l’installation d’un dispositif sans déclaration ou l’installation d’un dispositif non conforme à la déclaration.

Localement, une mesure de « Zone de Publicité Restreinte » (ZPR) peut être appliquée sur une commune avec la mise en place d’un « Règlement Local de Publicité ».


 

LA REGLEMENTATION RELATIVE AUX RUINES

En quelques lignes...
L’autorité municipale peut intervenir sous trois conditions :
  • le danger doit émaner d’un immeuble,
  • l’immeuble doit menacer ruine,
  • il y a risque pour la santé publique.
La procédure d’immeuble en péril ne s’applique qu’aux édifices bâtis élevés au-dessus du sol.

Elle ne peut être employée en cas de péril affectant les arbres, canalisations souterraines, terrains, immeubles appartenant à la commune.

Le danger doit émaner de l’immeuble lui-même et ne pas être la conséquence d’un événement extérieur naturel (inondation, éboulement, avalanche, affaissement de terrain).

La procédure peut être employée alors même que l’immeuble n’est pas situé en bordure d’une voie publique, et même s’il est isolé à l’écart de toute circulation de personnes, dès lors qu’un risque existe.

Le maire peut appliquer la procédure de péril dès lors que l’immeuble présente des vices propres de construction pouvant entraîner sa ruine.

L’autorité municipale ne peut intervenir que s’il y a effectivement danger pour la sécurité publique (sous peine de commettre un détournement de pouvoir).

Un immeuble non occupé ne peut faire l’objet d’une procédure de péril s’il n’est pas accessible à la population.

Objectifs
Avantages financiers
Références réglementaires
Loi n°76-1285 du 31 décembre 1976, loi SRU du 13 décembre 2000.

Décret n°77-738 du 7 juillet 1977, décret n°84-224 du 29 mars 1984.

Art L511-1 (et suivants) du code de la construction et de l’habitation.

Démarche
  • Péril non imminent : le maire prend un arrêté par lequel il met en demeure le propriétaire de faire cesser le péril sous un délai déterminé en lui indiquant les mesures à prendre. Lorsque les travaux ne sont pas effectués à la date prévue, le Maire doit établir un rapport par un expert, et envoie l’ensemble du dossier au Tribunal Administratif. Ce dernier statue sur le litige après avoir entendu les parties en présence et peut autoriser le Maire à procéder aux travaux ou à la démolition aux frais du propriétaire. Les frais (expertise, travaux) avancés par la Mairie, sont récupérés auprès du propriétaire comme en matière d’impôts directs.
  • Péril imminent : Lorsque les risques présentés par l’immeuble sont imminents, le Maire doit prendre immédiatement les mesures provisoires qui s’imposent pour sauvegarder la sécurité publique (fermeture de rue, barrières de protection…). Il envoie un avertissement au propriétaire de l’immeuble par lettre recommandée avec accusé de réception, et provoque la désignation d’un expert, chargé d’examiner le bâtiment dans les 24 heures, par le Tribunal d’Instance. Lorsque le rapport de l’expert conclut au péril, le Maire ordonne au propriétaire, par arrêté, de prendre toutes les mesures provisoires de sécurité dans un certain délai. Au cas où ces mesures n’auraient pas été prises dans le délai imparti, le Maire peut faire exécuter les travaux d’office. Le coût de ceux-ci sera récupéré sur le propriétaire comme en matière d’impôts directs.


Dans certains cas, l’identification du propriétaire peut s’avérer difficile (co-héritiers, successions inconnues), voir impossible (biens abandonnés). Certaines procédures permettent alors à la Mairie d’entrer en possession de ces biens.


 

LA REGLEMENTATION RELATIVE AUX INSTALLATIONS TEMPORAIRES

En quelques lignes...
Le stationnement des caravanes, quelle qu’en soit la durée, en dehors des terrains aménagés peut-être interdit par arrêté dans certaines zones (…) à la demande ou après avis du conseil municipal. L’arrêté d’interdiction de stationnement des caravanes est pris après avis de la commission départementale de l’action touristique.

Cependant, si ces caravanes et mobil-home sont relativement bien intégrés sur un terrain arboré et clôturé de haies, leurs présences n’est plus gênantes dans le paysage.

Quant aux mobil-homes, ils peuvent être installés un dans un jardin privatif, mais de manière provisoire. La tolérance est de 3 ans en attendant la construction d’une maison.

A la fin de ce délai, le mobil-home devra être retiré.

Objectifs
Avantages financiers
Références réglementaires

Art R. 443-3 du code de l’urbanisme.


 

LA REGLEMENTATION RELATIVE AUX ENTREES DE VILLE

En quelques lignes...
La loi Barnier vise, entre autre, « non à bloquer toute urbanisation, mais à se donner le temps d’une réflexion paysagère préalable, par une incitation à un urbanisme de qualité le long des voies routières les plus importantes.

L’article L 2213-25 du Code général des collectivités territoriales, issu de la « Loi Barnier » du 2 février 1995 ouvre les possibilités d’intervention du Maire. Il étend ses pouvoirs de police à l’entretien des terrains non bâtis situés :

  • à l’intérieur d’une zone d’habitation ou à distance maximum de 50 m des habitations, chantiers et autres immeubles.
  • Obligation d’entretien des terrains non bâtis pour des motifs d’environnement : préservation/mise en valeur des patrimoines naturels et paysagers, lutte contre les pollutions et les nuisances.
  • Obligation pesant à la charge du propriétaire du terrain ou de ses ayants-droit.
  • Compétence du maire, au titre de ses pouvoirs de police, pour faire respecter l’obligation d’entretien.


Les terrains concernés doivent être situés à l’intérieur d’une zone d’habitation ou à moins de 50 mètres d’habitations, de chantiers, de dépendances, d’ateliers ou d’usines appartenant au propriétaire du terrain non bâti.

Objectifs
Avantages financiers
Références réglementaires
Loi Barnier du 2 février 1995
Art. L 2213-25 du Code général des collectivités territoriales.
Art. L 111-1-4 du Code de l’Urbanisme.
Démarche
Le maire par un arrêté de mise en demeure notifie au propriétaire son obligation de remise en état du terrain, à ses frais et dans le délai déterminé.

Si au terme du délai les travaux de remise en état n’ont pas été réalisés, le maire peut faire exécuter d’office lesdits travaux et envoyer la facture au propriétaire.


 

LA REGLEMENTATION RELATIVE A LA PLANTATION ET A L’ENTRETIEN DES ARBRES ET DES HAIES

En quelques lignes...
Que ce soit le long des chemins ruraux, des routes communales, départementales ou nationales, les propriétaires doivent normalement entretenir leurs haies. Le long des routes assez fréquentées, pour des questions de sécurité, les collectivités entretiennent les haies à la place des agriculteurs. Cette situation qui s’est installée est illégale mais tolérée. Dans l’Orne, la DDE entretient beaucoup de haies, généralement sous-traité à des entreprises locales. Pour les voies communales, selon les territoires, cette compétence a pu être déléguée à un groupement de communes. Certaines CDC ont commencé à s’équiper du matériel pour faire elles-mêmes les travaux, en embauchant une petite équipe de cantonniers. Quant aux chemins ruraux, ils ne sont pas classés au sein de la voirie communale et relèvent donc du domaine privé de la commune. Certaines communes font de l’entretien manuel avec des associations d’insertion.

Le long des cours d’eau, ce sont également les particuliers propriétaires qui doivent entretenir. Toutefois, de plus en plus de syndicats intercommunaux entretiennent dorénavant les berges.

Une réglementation particulière existe pour l’entretien des haies le long des voies ferrées avec, par exemple, un recul qui va de 2 à 6 m selon le type de plantation.

Pour les contraintes des lignes électriques et téléphoniques, EDF a le droit de couper les branches jugées trop proches des lignes (la distance dépend de la tension) même si elles proviennent de haies privées. Quant aux haies qui présentent un risque de dégradation des lignes ou des installations électriques, elles peuvent être abattues et un dédommagement peut être demandé à EDF.

Une haie, quelle que soit sa hauteur, peut être plantée sur la limite de deux propriétés, à condition que les deux propriétaires soient d’accord. Auquel cas elle devient mitoyenne. Son entretien incombe pour moitié aux deux riverains. Si l’accord n’est pas obtenu, le propriétaire qui plante est tenu aux règles de distance du Code Civil :

0,50 m de la limite pour une haie ne dépassant pas 2 m de haut ; 2 m de la limite pour une haie dépassant 2 m.

Les plantations en bordure des chemins sont soumises à des exigences différentes suivant qu’il s’agit de « voies communales » ou de « chemins ruraux » :

Pour les chemins ruraux, les plantations d’arbres et de haies vives peuvent être faites le long des chemins ruraux sans conditions de distance, sous réserve que soient respectées les servitudes de visibilité et les obligations d’élagage. On peut donc planter des brise-vent, quelle que soit leur hauteur prévue, au bord du fossé. Cependant il est plus pertinent afin de faciliter leur entretien et leur développement, de les planter de 0, 50 à 1 m du rebord. La « servitude de visibilité » est l’obligation de limiter à 1m la hauteur de la haie sur 50 m à partir d’un croisement avec une voie communale, un chemin départemental ou une route nationale, et sur certaines parties dangereuses du chemin (selon un arrêté municipal). Il faut éviter donc d’y planter des espèces de haut jet. « L’obligation d’élagage » est la nécessité pour le riverain de tailler sa haie à l’aplomb du fossé et d’élaguer les branches couvrantes jusqu’à une hauteur de 4 m.

Pour les « voies communales », les plantations nouvelles doivent être établies « à une distance de 2 m si elles doivent dépasser 2 m de hauteur, et à 0,50 m dans le cas contraire, distance calculée à partir de la limite de la voie publique », le plus souvent le bord externe du fossé.

Quant aux arbres et aux haies en bordure de route nationale qui excèdent 2 m de haut, ils doivent être situés à 2 m de la route (sauf pour les haies anciennes déjà en place). 50 cm suffit pour les haies de moins de 2 m.
 

Objectifs
Avantages financiers
Références réglementaires
Art. 671 et 672 du code civil -Code de la voirie routière R116-2 - Loi du 17 juillet 1845 relative aux voies ferrées - Loi du 15 juin 1906 relative aux lignes électriques  et ses décrets (1938).

 

LA REGLEMENTATION RELATIVE AUX FRICHES ET A L’ENTRETIEN DES VERGERS

En quelques lignes...
La lutte contre le chardon des champs et le gui peut être rendue obligatoire par un arrêté préfectoral pris chaque année.

En vertu de ces pouvoirs de police générale et pour des motifs d’environnement, le maire peut obliger les propriétaires de terrains non entretenus à intervenir sur leurs propriétés.

Objectifs
Avantages financiers
Références réglementaires

Arrêté préfectoral annuel.
Arrêté ministériel du 31juillet 2000.
Loi du 2 février 1995

Démarche
Si un propriétaire ou un usager refuse d’effectuer les opérations prescrites par l’arrêté préfectoral, il fait l’objet d’une mise en demeure par un agent chargé de la protection des végétaux à la DRAF.

En cas de carence, les travaux sont exécutés par le groupement agréé de défense contre les organismes nuisibles.

Leur coût est recouvré auprès du propriétaire ou usager du terrain.

Qui contacter ?
  • DDAF, Service Economie Agricole

  • Cité Administrative
    Place Bonet
    61 013 Alençon Cedex
    02 33 32 50 27
  • DRAF de Basse Normandie

  • Service de la Protection des Végétaux
    6 Bd du Général Vanier
    14 000 Caen
    02 31 24 97 71

 

LA REGLEMENTATION RELATIVE A L’ENTRETIEN DES BERGES

En quelques lignes...
Un arrêté départemental spécifie les obligations de tous riverains pour l’entretien de ses berges. On peut obliger si le tiers n’obtempère pas : on fait un devis et c’est le trésorier, payeur général qui peut avoir recours à l’amende.
Objectifs
Avantages financiers
Références réglementaires
Règlement du 21 nivôse, an 9.
Application du code de l’Environnement, art. L 215-14 relatif à l’entretien des cours d’eau.

 

LE CONSEIL EN ARCHITECTURE, URBANISME ET ENVIRONNEMENT (CAUE)

En quelques lignes...
Le CAUE est un organisme départemental mis en place par l’Etat et les conseils généraux. Il exerce auprès des particuliers et des collectivités des activités de conseil, d’information et de sensibilisation dans les domaines de l’urbanisme, de l’architecture et du paysage.
Objectifs
Le CAUE aide les collectivités locales notamment pour prévoir des actions cohérentes en matière d’habitat, d’équipements, d’espaces publics et de développement communal ou intercommunal.

Les actions du CAUE relèvent de l’action pédagogique et de la participation de l’ensemble des acteurs à l’amélioration du cadre de vie.

En parallèle au conseil architectural, le CAUE développe des actions à long terme auprès de publics variés (particuliers, élus, professionnels, public scolaire) dans les 4 grands domaines suivants :
 

  • Diffusion culturelle et conseil architectural
  • (Accueil et production d’expositions thématiques, organisation de conférences-débats et de formations, visites de réalisations exemplaires…)
  • Accompagnement de la maîtrise d’ouvrage public (programmation des équipements et des espaces publics, réflexion préalable au développement de zone d’urbanisation, définition et accompagnement des documents d’urbanisme…).
  • Valorisation des patrimoines de l’Orne (inventaire, conseil, expo)
  • Projet de territoire (aide à la définition des politiques de logement et d’urbanisme, assistance à la définition des procédures de contrat de pôle et de cœur de bourg.
Avantages financiers
Références réglementaires
Loi du 3 janvier 1977 relative à l’architecture.
Démarche
Pour les conseils architecturaux, les rendez-vous sont pris par téléphone au CAUE pour la permanence à la mairie de L’Aigle qui a lieu le 3ème vendredi de chaque mois.

Pour les conseils paysagers, les rendez-vous sont également pris au CAUE et la  paysagiste se déplace à domicile.

Les conseils aux particuliers sont gratuits

Qui contacter ?
  • CAUE

  • 54, rue Saint-Blaise
    61 000 Alençon
    02 33 26 14 14

 

LE CONCOURS FERME ET PAYSAGE

En quelques lignes...
Pour améliorer leur intégration dans le paysage et de façon plus générale, pour mieux traduire le lien qui existe entre agriculture et aménagement de l’espace, la Chambre d’Agriculture, en partenariat avec le Conseil Général de l’Orne, a mis en place le concours Ferme et Paysage.
Objectifs
La Chambre d’Agriculture veut encourager et faire connaître les efforts des agriculteurs pour constituer un cadre de vie agréable, et donner de l’agriculture une image positive, en harmonie avec les paysages et son environnement, soucieuse de la préservation du patrimoine. C’est sur la base des critères d’appréciation suivants que seront distinguées les exploitations : mise en valeur du patrimoine bâti, intégration paysagère des sièges d’exploitation, , lieu de vie : plantations de haies et d’arbustes, embellissement des abords, mais également la fonctionnalité et l’organisation de l’espace de travail.
Avantages financiers
Références réglementaires
Démarche
D’une manière générale, les candidatures doivent être envoyées vers début juin et parvenir à la Chambre d’Agriculture avant début juillet.
Les exploitations retenues par le jury recevront un agrément « Ferme et Paysage ».
Qui contacter ?
M. Nevoux, au service aménagement de la Chambre d’Agriculture au 02 33 31 49 43.

Ainsi que le service tourisme au 02 33 31 47 75

Chambre d’Agriculture Départementale de l’Orne
52, boulevard du 1er Chasseurs
BP 36
61 001 Alençon Cedex