En quelques lignes...
Que ce soit le long des chemins ruraux, des routes communales, départementales
ou nationales, les propriétaires doivent normalement entretenir
leurs haies. Le long des routes assez fréquentées, pour des
questions de sécurité, les collectivités entretiennent
les haies à la place des agriculteurs. Cette situation qui s’est
installée est illégale mais tolérée. Dans l’Orne,
la DDE entretient beaucoup de haies, généralement sous-traité
à des entreprises locales. Pour les voies communales, selon les
territoires, cette compétence a pu être déléguée
à un groupement de communes. Certaines CDC ont commencé à
s’équiper du matériel pour faire elles-mêmes les travaux,
en embauchant une petite équipe de cantonniers. Quant aux chemins
ruraux, ils ne sont pas classés au sein de la voirie communale et
relèvent donc du domaine privé de la commune. Certaines communes
font de l’entretien manuel avec des associations d’insertion.
Le long des cours d’eau, ce sont également les particuliers
propriétaires qui doivent entretenir. Toutefois, de plus en plus
de syndicats intercommunaux entretiennent dorénavant les berges.
Une réglementation particulière existe pour l’entretien
des haies le long des voies ferrées avec, par exemple, un recul
qui va de 2 à 6 m selon le type de plantation.
Pour les contraintes des lignes électriques et téléphoniques,
EDF a le droit de couper les branches jugées trop proches des lignes
(la distance dépend de la tension) même si elles proviennent
de haies privées. Quant aux haies qui présentent un risque
de dégradation des lignes ou des installations électriques,
elles peuvent être abattues et un dédommagement peut être
demandé à EDF.
Une haie, quelle que soit sa hauteur, peut être plantée
sur la limite de deux propriétés, à condition que
les deux propriétaires soient d’accord. Auquel cas elle devient
mitoyenne. Son entretien incombe pour moitié aux deux riverains.
Si l’accord n’est pas obtenu, le propriétaire qui plante est tenu
aux règles de distance du Code Civil :
0,50 m de la limite pour une haie ne dépassant pas 2 m de haut
; 2 m de la limite pour une haie dépassant 2 m.
Les plantations en bordure des chemins sont soumises à des exigences
différentes suivant qu’il s’agit de « voies communales »
ou de « chemins ruraux » :
Pour les chemins ruraux, les plantations d’arbres et de haies
vives peuvent être faites le long des chemins ruraux sans conditions
de distance, sous réserve que soient respectées les servitudes
de visibilité et les obligations d’élagage. On peut donc
planter des brise-vent, quelle que soit leur hauteur prévue, au
bord du fossé. Cependant il est plus pertinent afin de faciliter
leur entretien et leur développement, de les planter de 0, 50 à
1 m du rebord. La « servitude de visibilité » est l’obligation
de limiter à 1m la hauteur de la haie sur 50 m à partir d’un
croisement avec une voie communale, un chemin départemental ou une
route nationale, et sur certaines parties dangereuses du chemin (selon
un arrêté municipal). Il faut éviter donc d’y planter
des espèces de haut jet. « L’obligation d’élagage »
est la nécessité pour le riverain de tailler sa haie à
l’aplomb du fossé et d’élaguer les branches couvrantes jusqu’à
une hauteur de 4 m.
Pour les « voies communales », les plantations nouvelles
doivent être établies « à une distance de 2 m
si elles doivent dépasser 2 m de hauteur, et à 0,50 m dans
le cas contraire, distance calculée à partir de la limite
de la voie publique », le plus souvent le bord externe du fossé.
Quant aux arbres et aux haies en bordure de route nationale qui
excèdent 2 m de haut, ils doivent être situés à
2 m de la route (sauf pour les haies anciennes déjà en place).
50 cm suffit pour les haies de moins de 2 m.
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