Pays d'Ouche Développement

DIAGNOSTIC DU PAYS D’OUCHE

Présentation du 27 avril 2004

Textes en italiques extraits du guide bleu de la Normandie

Les diapo , cartes et illustrations sont disponibles auprès de l'association et seront bientôt en ligne.


 
  • Diapo 1 : UN TERRITOIRE AUX CONFINS DE LA REGION PARISIENNE.
  • Diapo 2 : UN TERRITOIRE FAIBLEMENT PEUPLE
  • Diapo 3 : LA POPULATION SE STABILISE
  • Diapo 4 : DES EVOLUTIONS DEMOGRAPHIQUES CONTRASTEES
  • Diapo 5 : DES COMMUNES RURALES ATTRACTIVES
  • Diapo 6 : UNE MUTATION PROFONDE
  • Diapo 7 : SEPT HABITANTS SUR SEPT DANS L’AIRE URBAINE DE L’AIGLE
  • Diapo 8 : LA COURONNE PERIURBAINE DE L’AIGLE S’ETEND
  • Diapo 9 : UNE MOSAÏQUE DE BOURGS ET DE PETITES VILLES
  • Diapo 10 : UNE MOSAÏQUE DE BOURGS ET DE PETITES VILLES
  • Diapo 11 : UN TERRITOIRE PLUTÔT ÂGE
  • Diapo 12 : LES ENFANTS A LA PERIPHERIE DE L’AIGLE
  • Diapo 13 : TENSIONS IMMOBILIERES AUTOUR DE L’AIGLE ?
  • Diapo 14 : UN ESPACE DE VILLEGIATURE
  • Diapo 15 : DEUX EMPLOIS SUR TROIS DANS L’AGGLOMERATION DE L’AIGLE
  • Diapo 16: CROISSANCE DE L’EMPLOI A L’AIGLE ET A LA FERTE-FRESNEL
  • Diapo 17 : UN ACTIF SUR DIX DANS L’AGRICULTURE
  • Diapo 18 : UN TERRITOIRE AGRO-INDUSTRIEL
  • Diapo 19 : EN PLEINE MUTATION ECONOMIQUE
  • Diapo 20 : DYNAMISME DES PME DE 20 A 100 SALARIES
  • Diapo 21 : LE TISSU PRODUCTIF SE DENSIFIE AU SUD-OUEST DU PAYS D’OUCHE
  • Diapo 22 : UN ESPACE CONSIDERE COMME UN ESPACE EN RECONVERSION (…)
  • Diapo 23 : MAIS NE BENEFICIE PAS DE LA PAT, NI DE « LEADER+ »
  • Diapo 24 : LES LOGEMENTS SOCIAUX CONCENTRES ESSENTIELLEMENT A L’AIGLE
  • Diapo 25 : UNE POPULATION DEFAVORISEE AU CŒUR DE L’AIGLE (…)
  • Diapo 26 : LE CHÔMAGE REPART A LA HAUSSE
  • Diapo 27 : FORTE CROISSANCE DES EMPLOIS LES PLUS QUALIFIES
  • Diapo 28 : ET DEMAINS ?
  • Diapo 29 : UN TERRITOIRE EN VOIE DE DESENCLAVEMENT
  • Conclusion
  • Contact
 
Diapo 1 : UN TERRITOIRE AUX CONFINS DE LA REGION PARISIENNE.
Le Pays : 28 000 habitants. 
Une ville rayonnant sur l’ensemble du territoire : L’Aigle (12 250 habitants) avec Rai et St-Sulpice-sur-Risle. 
Deux autres chefs-lieux de canton : La Ferté-Fresnel (720 habitants) et Moulins-la-Marche (770 habitants). 
Une agglomération mitoyenne au nord-est : Rugles (3 700 habitants avec Ambenay et Bois-Arnault)
Un territoire sous influence de la région parisienne. Deux indicateurs :

 
  • - la part des actifs de la ville moyenne allant travailler dans la principale Métropole (ici, Paris) ; 
  • - près du tiers des nouveaux arrivants dans le Pays d’Ouche viennent d’Ile-de-France.
« Le réseau ainsi dessiné révèle la double attraction ; celle diffuse, de la mer, et la polarisation parisienne. Chaque point sur les lignes de force les subit inégalement et rayonne sur l’espace selon sa fonction de nœud, la Basse-Seine au sommet de la hièrarchie. (…) Entre les lignes, les mailles de l’espace rural sont autant de milieux de vie particuliers, avec leurs bourgs-marchés ».
Diapo 2 : UN TERRITOIRE FAIBLEMENT PEUPLE
Zone de comparaison pertinente : la Basse-Normandie sans les aires urbaines de Caen et Cherbourg (BN dans la suite du texte). Sur toutes les cartes : routes et voie de chemin de fer.
Une faible densité de population (46 habitants au km² contre 60 en BN), excepté autour de l’Aigle, la seule ville du territoire (L’Aigle, Rai et Aube). Noter également une densité un peu plus élevée à Moulins-la-Marche, la Ferté-Frênel et Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (1 250 habitants), le principal bourg du territoire hors de la couronne de l’Aigle.
« Plus précisément s’opposent des secteurs densément peuplés, correspondant aux régions urbanisées, et des campagnes vides, où les densités sont celles de massif central (Perche et Ouche, Orne centrale »).

Diapo 3 : LA POPULATION SE STABILISE

La population s’est fortement accrue jusqu’au début des années 80, puis elle s’est stabilisée depuis. En 40 ans, la croissance démographique du Pays d’Ouche a été plus marquée que sur l’ensemble de la BN.

L’excédent des naissances sur les décès compense tout juste le déficit migratoire qui s’est légèrement creusé au cours des années quatre-vingt-dix, d’où la stabilisation de la population observée. La baisse de la natalité (- 6 % en dix ans) est moins marquée qu’au niveau régional (- 10 %), le nombre d’enfants diminue par conséquent moins fortement qu’ailleurs (- 7 % contre - 10 % en BN).

A noter : contrairement à la région, le nombre de 0-3 ans (+ 2 %) et d’enfants d’âge collège (+ 10 %) s’est accru, mais forte baisse en revanche de l’âge primaire (- 18 % contre - 10 % en BN).

Diapo 4 : DES EVOLUTIONS DEMOGRAPHIQUES CONTRASTEES

Indicateurs : évolution de la population (trames) et des résidences principales (ronds) 1990-1999.

Curieusement, la population s’est surtout accrue en milieu rural et a au contraire faiblement augmenté, voire décru, dans la région de L’Aigle. Deux espaces situés aux confins du territoire ont perdu des habitants : autour de Moulins-la-Marche et, surtout, au nord-ouest de la Ferté-Frênel. Noter que des constructions neuves n’entraînent pas forcément un accroissement de population (décohabitation). 

Diapo 5 : DES COMMUNES RURALES ATTRACTIVES

Indicateurs : solde migratoire (ronds) et évolution de la population due aux migrations (trames) entre 1990 et 1999, impact des migrations sur l’évolution de la population (graphique).

La périurbanisation de L’Aigle se poursuit, mais l’implantation de familles à la périphérie est plus loin-taine, en témoigne la faible attractivité des communes de l’immédiate périphérie (déficit migratoire). La population baisse également au nord et au sud du Pays suite au départ d’une partie de la population.

Le territoire est en réalité peu attractif. Le déficit migratoire est dû surtout au départ des jeunes ou, plutôt, à un non-retour des jeunes après leurs études (destination privilégiée, le Calvados, et dans une moindre mesure l’Orne et l’Eure ; 14 % seulement vers Paris). Les fuites concernent tous les diplômés dès le niveau CAP-BEP et les jeunes migrants sont dans l’ensemble moins diplômés qu’ailleurs, signe que le marché local a du mal à les retenir.

Le territoire a au contraire accueilli davantage de couples âgés de 30 à 40 ans, d’où une arrivée béné-fique d’enfants. Cette installation de jeunes familles, dont la plupart vient de région parisienne, freine par conséquent la baisse de la natalité et celle du nombre d’enfants sur le territoire.

Les personnes âgées affectionnent également le Pays d’Ouche, même si l’attractivité s’est un peu atténuée. La plupart viennent de l’Orne et dans une moindre mesure du Calvados et de l’Eure. Très peu de parisiens en revanche parmi les personnes âgées qui élisent domicile sur le territoire. Passés 75 ans, les départs sont plus nombreux que les arrivées, en raison vraisemblablement du manque de structures d’accueil, comme en témoigne la part relativement faible de personnes âgées de plus de 75 ans vivant en maison de retraite et en foyer-logement.

« L’exode rural est ancien sur les confins orientaux, du Perche au Bray, proches de Paris, mais le bocage a longtemps retenu une forte population qui complètait sa subsistance par l’exode temporaire et saisonnier ».

Diapo 6 : UNE MUTATION PROFONDE

L’installation de nouveaux habitants a permis de mettre un terme à la baisse très importante de popu-lation dans les trois CdC rurales du Pays. La population reste néanmoins plutôt âgée dans ces parties du territoire, comme le montre le solde naturel négatif. La région de L’Aigle évolue à contre-courant puisqu’elle perd des habitants depuis dix ans en raison du déficit migratoire qui s’est fortement creusé dans les années 90. Deux raisons majeures : la périurbanisation plus lointaine et le départ des jeunes que l’agglomération parvient difficilement à retenir.

Diapo 7 : SEPT HABITANTS SUR SEPT DANS L’AIRE URBAINE DE L’AIGLE

Indicateurs : aire urbaine et espace rural, pôles de services intermédiaires (à expliciter).

Cette carte, extraite de « Territoires Vécus », visualise les parties urbaines et rurales du territoire. Le rayonnement de L’Aigle sur le Pays est considérable puisque sept habitants sur dix vivent dans l’aire urbaine de L’Aigle (la moitié seulement en BN).

Comparé au reste de la région, la population baisse notablement dans l’agglomération (- 3,2 % contre - 0,3 % en BN) et croît plus fortement en milieu rural (+ 2 % contre + 1 %). La croissance de l’emploi est par ailleurs plus défavorable puisque l’aire urbaine perd de l’emploi (- 1 % contre +  1 % en BN), ainsi que l’espace rural, la baisse étant plus marquée qu’au niveau régional (- 14 % contre - 8 %). L’installation de nouveaux habitants en milieu rural ne revitalise donc pas significativement l’économie de ces territoires.

Cette carte permet également d’apprécier la cohérence du Pays : le nord du Pays du Perche et les communes au nord du territoire sont manifestement tournées vers L’Aigle, les « bassins de vie » sont dans l’ensemble bien englobés à quelques communes près autour de Sap, Gacé et du Merlerault. Trois bassins de vie : l’Aigle, Moulins-la-Marche et la Ferté-Fresnel (faible attraction). Le Pays d’Ouche ne délimite pas en revanche un vrai bassin économique, comme l’attestent les flux de déplacement domicile-travail vers Gacé, Rugles et surtout Verneuil-sur-Avre.

Diapo 8 : LA COURONNE PERIURBAINE DE L’AIGLE S’ETEND

La couronne périurbaine s’étend surtout au nord et au sud de l’Aigle. La croissance de la population observée dans la couronne (+ 3,9 %) est liée surtout à cette extension (8 communes supplémentaire). Près du tiers des habitants vivent en milieu rural, contre moins d’un quart au niveau national.

Diapo 9 : UNE MOSAÏQUE DE BOURGS ET DE PETITES VILLES

Evoquer l’enjeu stratégique de ce réseau de bourgs de services et de petites villes pour la Basse-Normandie. D’où l’importance de soutenir le développement des bourgs au sein du Pays d’Ouche.

La localisation de L’Aigle au cœur d’un vaste territoire rural lui confère une fonction commerciale tout à fait essentielle.

Diapo 10 : UNE MOSAÏQUE DE BOURGS ET DE PETITES VILLES

Le territoire français est constellé de petits bourgs que les habitants fréquentent au quotidien pour accéder aux commerces et services de proximité dont ils ont besoin. Globalement en pleine expan-sion, ils relaient les bourgs et les villes en milieu périurbain. Leur ancrage est plus difficile en milieu rural, la dévitalisation des territoires entraînant la fermeture de nombreux commerces et servi-ces de proximité.

Dans le Pays : Sainte-Gauburge, Aube et Glos-la-Ferrière. Noter l’attraction exercée par Randonnai, Aspres, Gacé et le Sap. Cette carte montre que les EPCI sont bien des espaces de proximité pour les habitants (habituellement, les EPCI délimitent plutôt les bassins de vie).

Diapo 11 : UN TERRITOIRE PLUTÔT ÂGE

Indicateurs : solde naturel 1990-1999 et part des personnes âgées en 1999.

Le territoire est composé de deux espaces bien distincts : l’Aigle et sa couronne, plutôt jeune, et la partie rurale du Pays où vit une population plutôt âgée (plus de décès que de naissances). Le développement des services doit donc tenir compte de ces deux spécificités. Comparé au reste de la région, la population du Pays d’Ouche est sensiblement moins âgée et le vieillissement un peu moins rapide, mais un habitant sur quatre a malgré tout plus de 60 ans (aujourd’hui 26% en BN). Le nombre de personnes âgées a par ailleurs progressé d’un quart en vingt ans (un tiers en BN).

Diapo 12 : LES ENFANTS A LA PERIPHERIE DE L’AIGLE

Indicateurs : familles selon le nombre d’enfants (graphique) et part des - 15 ans (carte) en 1999.

Bien que le nombre d’enfants baisse globalement, la présence de familles avec enfants à la périphérie de L’Aigle exige sans doute de développement de services adapté (garderies périscolaires, petite enfance, loisirs etc.), pour notamment faciliter la vie des familles (plus de 80 % des femmes travaillent entre 25 et 50 ans, une proportion un peu plus marquée qu’au niveau régional).

Diapo 13 : TENSIONS IMMOBILIERES AUTOUR DE L’AIGLE ?

Indicateurs : logements vacants en 1999.

La périurbanisation incite les familles à construire (terrains libres) ou rechercher un logement autour de l’Aigle. Le faible taux de vacance (6%) semble révéler une certaine tension sur le marché immobilier. Près d’un logement sur dix construits avant 1949 est aujourd’hui vacant, une proportion équivalente au niveau régional, offrant peut-être des opportunités de logements à rénover. La vacance est plus importante dans les parties rurales du Pays car ces espaces ont perdu beaucoup d’habitants au cours des dernières années.

L’habitat semble être un enjeu essentiel pour l’avenir du territoire. En croissance de 3 % au niveau régional, le nombre de logements privés loués a baissé au contraire de 4 % dans le Pays d’Ouche en l’espace de dix ans. La part des logements construits entre 1990 et 1999 ne représente par ailleurs que 6 % du parc de logements contre 8 % en Basse-Normandie, signe que le volume de constructions neuves reste limité sur l’ensemble du territoire. 

Diapo 14 : UN ESPACE DE VILLEGIATURE

Indicateurs : part des résidences secondaires en 1999 et capacité d’accueil touristique en 1998.

La périurbanisation a incité certaines familles à acheter des résidences secondaires pour les transformer en résidences principales. Le nombre de résidences secondaires a ainsi reculé de 8 % en dix ans (+ 10 % en BN), cette baisse étant liée également à l’installation de personnes âgées dans les résidences secondaires qu’elles possédaient déjà (migrants).

Les résidences secondaires représentent aujourd’hui 13 % de l’ensemble des logements du territoire (15 % en 1990), une proportion inférieure à la moyenne régionale (20 %). Elles occupent en revanche une place majeure dans les parties rurales du Pays qui constituent de vrais espaces de villégiature les WE et les vacances. En dehors de ces résidences secondaires, le Pays d’Ouche n’est pas un territoire où les touristes séjournent, comme l’atteste l’offre limitée de structures d’accueil touristique. Deux communes se distinguent, Heugon et Saint-Evroult-Notre-Dame-des-Bois.

« Nous sommes encore dans la couronne des loisirs parisiens, en prolongement du Pays d’Auge ».

Diapo 15 : DEUX EMPLOIS SUR TROIS DANS L’AGGLOMERATION DE L’AIGLE

Indicateurs : emplois en 1999 et taxe professionnelle (taux et bases) en 2001.

L’emploi est très concentré dans la région de L’Aigle. Excepté Nomel SA à la Ferté-Fresnel et Wagon Automotive à Sainte-Gauburge, les grands employeurs du territoire se trouvent tous à L’Aigle, Rai, Saint-Sulpice ou Aube. Noter les bases élevées à Rai où se situe l’entreprise Tréfimétaux, le second employeur du territoire après le centre hospitalier de L’Aigle. En 1999, les trois quart des emplois s’exercent dans la seule agglomération de L’Aigle. Moulins-la-Marche, la Ferté-Fresnel, et Sainte-Gauburge constituent les autres principaux pôles économiques. Au regard des taux d’imposition, la pression fiscale n’est pas très élevée sur le territoire, un facteur favorable pour l’implantation d’entreprises, même si celles-ci sont plus sensibles à la localisation géographique, aux communications et à la qualité de l’offre de services à la population et aux entreprises.

Diapo 16: CROISSANCE DE L’EMPLOI A L’AIGLE ET A LA FERTE-FRESNEL

Indicateurs : évolution de l’emploi en % (trame) et en nombre (ronds) entre 1990 et 1999.

Près de 10 000 emplois s’exercent sur le territoire en 1999, en recul de plus de 4 % en l’espace de dix ans. Pratiquement toutes les communes perdent de l’emploi, excepté L’Aigle et La Ferté-Fresnel, ainsi que quelques communes comme Saint-Symphorien-des-Bruyères (entreprise Frenehard et Michaux). La croissance de l’emploi dans l’agglomération de L’Aigle reste limitée (+ 1 %) comparée à l’ensemble des pôles urbains de la région (+ 4 %). Le recul de l’emploi montre que l’économie du territoire peine à se restructurer, l’essentiel des pertes étant concentrées dans l’industrie (- 600 emplois) et dans l’agriculture (- 550). La chute des effectifs agricoles explique la baisse de l’emploi dans la plupart des communes du Pays.

Diapo 17 : UN ACTIF SUR DIX DANS L’AGRICULTURE

Indicateurs : part de l’emploi agricole (trame) et nombre d’agriculteurs (ronds) en 1999.

Malgré le déclin continu de l’emploi agricole sur le territoire (près de la moitié des exploitants agricoles et plus du tiers des effectifs globaux en l’espace de dix ans), l’agriculture occupe toujours une place majeure dans l’économie du Pays d’Ouche. Près d’un actif sur dix travaille dans ce secteur, une proportion légèrement inférieure à la moyenne régionale (11 %). Comparé à l’ensemble de la région, la taille des exploitations est globalement plus élevée (96 ha contre 64 en BN) et leur surface moyenne s’est accrue à un rythme plus rapide en l’espace de douze ans (+ 68 % contre + 55 % en BN) malgré leur taille déjà élevée. Curieusement, le nombre de salariés agricoles a lui reculé de 17 % en dix ans, alors que l’élévation de la taille moyenne des exploitations nécessite davantage d’ouvriers agricoles en Basse-Normandie (+ 11 %).

La disparitions de nombreuses exploitations (plus d’un tiers en douze ans) a entraîné un rajeunissement sensible de la profession. Comparé au reste de la région, les agriculteurs du Pays d’Ouche sont dans l’ensemble un peu plus jeunes. En terme de production, quelques spécialisations caractérisent l’agriculture du Pays : les céréales, le colza, les volailles, les chevaux dans la partie du Merlerault et les brebis mères.

« Dans le Pays d’Ouche, le bocage se dégrade à mesure qu’on s’éloigne vers l’est : il se limite bientôt autour des habitations tandis que s’étalent champs ouverts et labours ».

« Les régions mixtes (prairie permanente et terre labourable avec assolement simple) connaissent depuis longtemps des difficultés. L’exode et le vieillissement élargissent les vides. Les hautes terres humides du Pays d’Ouche, du Perche et du Merlerault portent de maigres herbages entre les forêts. Les fonds sont plus riches et plus soignés. Les labours occupent les meilleures pentes. L’élevage bovin essaie d’évoluer vers la viande. Les pur-sang et les trotteurs assurent toujours la gloire de quel-ques domaines du Merlerault ».

Le « sud-est de la Normandie centrale » est un véritable « château d’eau où naissent et où divergent les rivières : Touques, Charentonne, Risle vers la Manche, Avre et Iton vers l’Eure, Huisne et Sarthe vers le sud ».

A lire : « Pays d’Ouche, état des lieux et prospective », CA 61

Diapo 18 : UN TERRITOIRE AGRO-INDUSTRIEL

Indicateurs : indice de spécificité 1999 et évolution de l’emploi 1990-1999.

L’économie du Pays d’Ouche est étroitement liée à son histoire (agriculture, métallurgie, textile), mais les mutations économiques transforment son visage. L’économie est avant-tout agro-industrielle, d’où la part importante de l’emploi dans l’agriculture, en pleine restructuration, et dans l’industrie (un quart en 1999). L’activité industrielle la plus présente est la métallurgie, dominée par Tréfimétaux à Rai et Nomel à la Ferté-Fresnel, et la chimie-caoutchouc-plastique avec Famar, ex Hoechst, d’où la forte spécificité des biens intermédiaires sur le territoire, un secteur très dynamique dans les années quatre-vingt-dix.

La construction affiche également un réel dynamisme, en raison sans doute de la périurbanisation et de la part importante des résidences secondaires dans les parties rurales du terri-toire. Les artisans, toutes activités confondues, sont globalement plus nombreux que sur l’ensemble de la région, mais leur nombre a fortement décru dans les années 90 (- 24 % contre - 14 % en BN).

Deux autres secteurs très présents, l’Administration et le Commerce, se sont également développés. L’Aigle renforce sa fonction commerciale, d’où une forte progression des emplois dans ce domaine, particulièrement les employés de commerce (+ 41 % en dix ans). Le nombre de commerçants lui décline comme partout ailleurs (- 14 %), le développement de la grande distribution et la dévitalisation des campagnes pesant sur leur activité. L’Administration, limitée aux collectivités locales, occupe éga-lement une place notable, mais l’absence de grandes administrations freine son développement.

« La structure et la répartition des industries sont le résultat d’une histoire faite de vagues successives qui toutes ont laissé des traces. (…) Le Pays d’Ouche et le bocage ornais sont au même moment le 3ème foyer métallurgique français, grâce au charbon de bois fourni par les forêts voisines, au minerai de de fer superficiel (sur le grès armoricain) et aux cours d’eau qui actionnent les martinets. »

Pendant la « Révolution Industrielle (machine à vapeur, coke) », « l’industrie se regroupe en quelques centres spécialisés et, surtout, autour de la Basse-Seine, bien reliée à l’extérieur, où arrivent houille et les matières premières, où réside une bourgeoisie innovatrice. » « Progressivement, la filature puis le tissage se concentrent dans les vallées pour utiliser l’énergie hydraulique. (…) Le textile survit avec la mécanique (métiers) et la chimie (couleurs) associées. Il continue à occuper les vallées ».

« Aux XVIIIème et XIXème siècle, la vallée de la Risle connut une explosion industrielle basée sur l’énergie hydraulique et l’Aigle fut un temps la « capitale » française de fabrication des épingles. (…) A l’Aigle même, où à proximité immédiate, les laboratoires pharmaceutiques » FAMAR (ex, Hoechst) « et d’importantes cartonneries ont pris la relève » (ex, Davoise Orlyplast). « Cependant, l’industrie de la toile et de la métallurgie (fabrique de cadenas, de filigrane de papier en cuivre fin) subsistent ».

« Le minerai de fer, extrait des poches ou du grison, le bois et l’eau partout présents, alimentaient des forges nombreuses en petits ateliers autour de bourgs animés (…). Ils fournissaient les harnache-ments des chevaux, des outils et de la clouterie. Quelques établissements survivent », comme les épingles Bohin. « La décentralisation a apporté des usines de matériel chirurgical » (IMV technologie, numéro 1 mondial du matériel d’insémination artificielle, « de visserie » avec Nomel etc.) ».

Décentralisation des années 60 : « De Paris où demeurent les sièges sociaux, des entreprises (…) essaiment des établissements aux abords des villes bien reliées à la Capitale ».

Diapo 19 : EN PLEINE MUTATION ECONOMIQUE

Indicateurs : indice de spécificité 1999 et évolution de l’emploi 1990-1999.

Deux autres secteurs industriels ont été également dynamiques dans les années quatre-vingt-dix, les IAA employant toutefois très peu de monde (160 en 1999) et surtout les biens d’équipement grâce à la présence de IMV technologies, n°1 mondial du matériel d’insémination artificielle, et Wagon Automotive dans la fabrication de moules et modèles. Les transports ont été également très dynamiques, mal-gré l’enclavement d’un territoire qui géographiquement est bien situé. En fait les créations d’emplois ont été concentrées dans le commerce et, surtout, les services, le territoire étant lui aussi en pleine tertiarisation. La croissance reste toutefois modérée, signe d’un rattrapage plutôt difficile.

Le développement des services aux entreprises est le fait de la politique d’externalisation des entre-prises (intérim etc.), mais les créations d’emplois dans ce domaine restent limitées (+ 18 % contre + 49 % en BN). C’est également le cas dans l’éducation, l’action sociale et la santé où l’emploi n’a progressé que de 8 % en dix ans (+ 20 % en BN).

En croissance au niveau régional (+ 9 %), les services aux particuliers ont eux régressé de 5 % dans le Pays d’Ouche. Or, c’est dans ce secteur que se situent les emplois de l’hôtellerie et la restauration, les activités récréatives, culturelles et sportives, les services personnels (coiffeurs…) et domestiques (nourrices, femmes de ménages…). Les activités financières régressent elles plus fortement qu’au niveau régional, contrairement aux activités immobilières qui résistent mieux en raison du dynamisme du marché immobilier. Elles souffrent néanmoins du développement d’Internet et des petites annon-ces.

Dans l’industrie, le secteur des biens de consommation a perdu près des trois-quarts de ses effectifs, suite aux difficultés rencontrées notamment dans le secteur de l’habillement et du cuir (fermeture de Sivet à Moulins-la-Marche et Chennebrun Confection à L’Aigle). Cette activité ancienne a quasiment disparu dans le Pays d’Ouche. Les réductions d’effectifs dans l’industrie des biens de consommation et dans une moindre mesure dans l’automobile sont à l’origine du déclin de l’industrie sur le territoire : l’industrie a perdu un salarié sur cinq en cinq ans, trois fois plus qu’au niveau régional.

Parallèlement à ces restructurations, la nature des emplois évolue considérablement : forte progression des cadres d’entreprises (+ 48 %), des techniciens (+ 44 %) et des contremaîtres et agents de maîtrise (+ 10 %), une hausse plus marquée qu’au niveau régional. La situation est inverse pour les ouvriers : moindre croissance des OQ (+ 2 % contre + 6 % en BN), plus forte baisse des ONQ (- 37 % contre - 15 %). Le taux de qualification ouvrière est équivalent au niveau national, le taux d’encadrement sensiblement plus élevé, avec un salaire moyen par cadre plus attractif.

Un enjeu à noter, la qualification des personnes. Si le niveau de qualification des personnes s’élève, le Pays d’Ouche souffre néanmoins d’un handicap notoire, le faible niveau de diplôme d’une partie de sa population. Ainsi, entre 25 et 60 ans, la part des personnes sans diplôme est plus élevée qu’au ni-veau régional et, a contrario, la part des bacheliers (et plus) reste inférieure. Un handicap sans doute à surmonter pour pérenniser dans le temps le développement du secteur industriel sur le territoire.

« Les transformations technologiques en cours » sont « caractérisées par un nouveau déclin des industries traditionnelles mal adaptées et la fermeture des établissements fondés uniquement sur une main d’œuvre non qualifiée. »

Diapo 20 : DYNAMISME DES PME DE 20 A 100 SALARIES

Indicateurs : évolution de l’emploi salarié entre 1999 et 2002 par secteur (graph 1) et par taille d’en-treprises (graph. 2)

Les évolutions récentes confirment certaines tendances : créations d’emplois dans la construction, les biens d’équipement, le commerce et les biens intermédiaires, disparitions dans les biens de consom-mation (notamment FAMAR) et les activités financières. Certaines inflexions sont au contraire nota-bles : développement des activités immobilières et des services aux particuliers, recul des IAA, des services aux entreprises (intérim et conseil-assistance) et des transports suite au transfert sur Argen-tan de Ruel-SVP. Il s’agit ici des emplois salariés dans la sphère marchande. Malgré le ralentissement économique, l’industrie crée donc de l’emploi.

A l’exception de grandes entreprises comme Tréfimétaux ou Nomel, le tissu industriel du territoire est presque exlusivement composé de petites unités de production. Tous secteurs confondus, les PME de 20 à 100 salariés sont particulièrement dynamiques, un atout indéniable pour le territoire. Les entrepri-ses industrielles de 10 à 19 salariés sont les seules à avoir créé de l’emploi dans cette tranche d’effec-tifs.

Le Pays d’Ouche est une « région d’industries dispersées en petits établissements et sites d’activités anciennes transformées par spécialisation et savoir-faire ».

Diapo 21 : LE TISSU PRODUCTIF SE DENSIFIE AU SUD-OUEST DU PAYS D’OUCHE

Indicateurs : évolution du nombre d’entreprises (trame) et nombre de créations pures (ronds) entre 1999 et 2002.

Les créations d’activités nouvelles se concentrent surtout dans les villes qui renforcent leur pouvoir attractif. Quelques espaces sont particulièrement dynamiques, densifiant le tissu économique : les es-paces périurbains, le littoral, le long des grands axes de communication. Noter le dynamisme observé dans le Perche. Les créations et l’évolution du nombre d’entreprises dans le Pays d’Ouche sont assez proches de la moyenne régionale, la partie sud-ouest (Aigle-Ouest et Moulins-la-Marche) affichant un dynamisme plus marqué qu’au nord et à l’est du territoire, en particulier à L’Aigle même. L’accroissement du nombre d’établissements reste toutefois limité au sud-ouest de l’Aigle (une vingtaine dans le canton de l’Aigle-Ouest, une quarantaine autour de Moulins-la-Marche (les prémices peut-être d’une revitalisation).

Diapo 22 : UN ESPACE CONSIDERE COMME UN ESPACE EN RECONVERSION (…)

Indicateurs : zones éligibles « Objectif 2 » et Territoires Ruraux de Développement Prioritaire.

Les aides octroyables donnent une bonne lecture de la manière dont les pouvoirs publics (Etat et Union Européenne) considèrent le territoire. Eligible aux fonds européens Objectif 2, le Pays d’Ouche est ainsi perçu comme un espace en reconversion économique et sociale connaissant des difficultés structurelles. Classé en Territoire Rural de Développement Prioritaire et même en Zone de Revitali-sation Rurale dans sa partie rurale, le Pays d’Ouche est également considéré comme une zone rurale défavorisée caractérisée par un faible niveau de développement économique. Ces espaces ruraux en difficulté sont aujourd’hui en cours de redéfinition. Une structure comme le Pays constitue un outil de développement qui ne peut être que bénéfique à long-terme pour l’ensemble du territoire.

Diapo 23 : MAIS NE BENEFICIE PAS DE LA PAT, NI DE « LEADER+ »

Indicateurs : zones éligibles à la PAT et « Leader+ ».

Le territoire n’est pas éligible cependant à la Prime d’Aménagement du Territoire (destinée à favoriser l’implantation de nouvelles entreprises) et ne bénéficie pas du programme européen « Leader+ ». 
 
Diapo 24 : LES LOGEMENTS SOCIAUX CONCENTRES ESSENTIELLEMENT A L’AIGLE
Indicateurs : nombre (ronds) et part (trame) des logements sociaux en 1999, nombre de logements individuels et collectifs en 1999 (graphique).
En croissance de 18 % en l’espace de dix ans, les logements sociaux représentent 18 % du parc de logements, une proportion supérieure à la moyenne régionale (15 %). La croissance observée au sein du Pays a été par ailleurs plus forte qu’au niveau régional (+ 16 %). Les logements sociaux sont con-centrés surtout à L’Aigle, mais aussi dans principaux bourgs de services du territoire, à savoir La Fer-té-Fresnel, Moulins-la-Marche et Sainte-Gauburge. Noter la part importante en périphérie de L’Aigle à Rai et Aube. Cette concentration au sein de L’Aigle rappelle qu’aujourd’hui les zones d’exclusion sont à la fois les espaces ruraux en voie de désertification, mais aussi les quartiers urbains socialement dé-favorisés. Le territoire compte relativement peu de logements collectifs, la plupart étant plutôt vétustes (constructions de l’après-guerre). Cette vétusté explique peut-être la vacance importante dans le parc de logements HLM (un logement sur dix).
Diapo 25 : UNE POPULATION DEFAVORISEE AU CŒUR DE L’AIGLE (…)
Indicateurs : foyers non imposés (carte 1) et population en dessous du seuil de pauvreté (carte 2).

Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (environ 13 %) est globalement plus élevé dans le Pays d’Ouche qu’au niveau régional. Le niveau de revenu est en revanche très légè-rement supérieur, mais la richesse est inégalement répartie sur le territoire. Trois espaces se des-sinent : le cœur de l’Aigle et l’espace rural caractérisés par un faible niveau de revenu et une précarité relativement importante, la périphérie de l’Aigle où la situation financière des habitants est plus favo-rable. Il existe donc bien une dichotomie marquée entre l’espace urbain et le monde rural. Comparé au reste de la région, les jeunes sont un peu moins touchés par la précarité, mais les Rmistes sont globalement plus nombreux. Les bénéficiaires d’Allocations Parents Isolés sont également plus répan-dus en raison d’une forte croissance du nombre de familles monoparentales en l’espace de dix ans (un quart de plus).

Diapo 26 : LE CHÔMAGE REPART A LA HAUSSE

Indicateurs : évolution du nombre de DEFM (graphique 1), taux de chômage (carte) et durée mo-yenne du chômage (graphique 2).

La croissance économique amorcée en 1997 a entraîné une forte baisse du chômage dont a bénéficié particulièrement le Pays d’Ouche. Le ralentissement économique, amorcé en 2000, a provoqué une reprise du chômage plus marquée qu’au niveau régional depuis en raison surtout des difficultés ren-contrées dans l’industrie (Basse-Normandie particulièrement touchée). Au sein du Pays, le chômage est également plus élevé en milieu rural et à L’Aigle, expliquant en partie les difficultés sociales révé-lées précédemment. Comparé à l’ensemble de la région, le chômage des jeunes est un peu plus mar-qué et la durée moyenne du chômage plus élevée, notamment chez les plus de 50 ans où la situation face au marché du travail est plus difficile. Cette situation défavorable explique sans doute la forte croissance du nombre de stagiaires rémunérés et d’emplois aidés sur le territoire dans les années quatre-vingt-dix. Conséquence des difficultés dans l’industrie, la part des ouvriers inscrits à l’ANPE, particulièrement les moins qualifiés, est plus élevée dans le Pays d’Ouche qu’en Basse-Normandie (les ONQ ont notamment souffert dans la précédente décennie des suppressions d’emplois dans les secteurs traditionnels comme le textile-habillement).

Diapo 27 : FORTE CROISSANCE DES EMPLOIS LES PLUS QUALIFIES

Indicateurs : évolution 1990-1999 (graphique 1) et nombre d’EMS en 1999 (graphique 2).

L’INSEE a identifié au sein des grandes villes françaises des emplois à haute qualification, de niveau cadre et ingénieur, qui animent et dynamisent l’économie. Classés par fonction, ces « emplois métropolitains supérieurs » permettent de préciser les points forts de chaque grande ville. En 1999, 16 300 emplois de cette nature s’exercent en Basse-Normandie, dont plus de la moitié dans l’aire urbaine caennaise. Ces emplois se sont fortement développés au cours des années quatre-vingt-dix, mais 4/5 des nouveaux EMS de la région se sont créés à Caen. Comparé aux autres villes de la région, L’Aigle affiche un réel dynamisme (+ 50 %), mais en réalité, le nombre réel d’emplois de cette nature qui s’y exerce est relativement faible (220 en 1999), plaçant L’Aigle en avant-dernière position devant Honfleur. Les emplois à l’Aigle sont concentrés surtout dans l’industrie et dans les services aux entreprises, avec quelques emplois dans le commerce et la recherche (une trentaine chacun).

Diapo 28 : ET DEMAINS ?

Indicateurs : projections de population OMPHALE à l’horizon 2030.

Si les tendances démographiques actuelles se poursuivent, la population du territoire va continuer de baisser et la population de vieillir. Près de deux habitants sur cinq pourraient avoir plus de 60 ans en 2030 ! Ce vieillissement lié au « papy boom » qui touche l’ensemble du territoire français, montre l’enjeu du développement de services en faveur de cette population, notamment dans la sphère de l’aide à domicile et de la santé. Le nombre d’enfants continuera lui de baisser, avec les conséquences que cela entraînera en matière d’enseignement. Mais il s’agit de projections : l’avenir est entre vos mains !

Diapo 29 : UN TERRITOIRE EN VOIE DE DESENCLAVEMENT

Longtemps enclavé, la mise en quatre-voies de la N12 et la construction de l’A28 vont notablement changer la donne, d’autant que le territoire est bien situé (proximité de Paris, orientation vers la Basse Seine, porte du Grand Ouest). Il y a là un potentiel à saisir pour asseoir demain le développement de l’Aigle.
 
 

Au final, deux enjeux majeurs :

  • Milieu rural : accueil de nouveaux habitants, services aux personnes âgées, lutte contre la précarité, redynamisation économique ;
  • Région de L’Aigle : gestion de la périurbanisation, lutte contre la précarité urbaine, développement économique de L’Aigle pour bien l’insérer et l’ancrer dans l’espace économique du Grand Ouest et du bassin parisien.


Jean-Philippe BRIAND

INSEE de Basse-Normandie

Tél : 02.31.15.11.18


 Aujourd’hui classé dans le secteur de la Pharmacie (biens de consommation).